10 janvier 2019

Gabriel Bender, le sociologue couteau suisse

Essayiste, romancier, polémiste, enseignant, le Valaisan Gabriel Bender dirige aussi à Monthey le Quartier culturel de l’hôpital psychiatrique de Malévoz.

Gabriel Bender
Gabriel Bender aime la provocation, comme en témoignent ses écrits.

De l’animation à l’hôpital

Sociologue, historien, professeur depuis vingt-cinq ans à la HES Valais, polémiste – dernier brûlot en date: Fioul sentimental, à propos des Jeux olympiques en Valais – Gabriel Bender est aussi directeur du Quartier culturel de Malévoz, l’hôpital psychiatrique du Valais romand. Cet espace créé en 2011 fonctionne comme résidence d’artistes, dispose d’un théâtre, d’une galerie d’art, de plusieurs ateliers provisoires ou permanents.

«On accueille des dramaturges, des peintres, des danseurs, des cinéastes, des écrivains, etc. La condition est d’avoir un projet avec l’hôpital. On propose aux patients une rencontre avec les artistes: ateliers d’écriture, de danse, de musique, participation à des spectacles ou des projets collectifs.»

Avec la publication de «Cuba libre» (Éd. Faim de siècle), glauque randonnée d’un Valaisan sous des tropiques crépusculaires, voilà Gabriel Bender romancier. Pour raconter un Cuba fin de siècle et les dérives du tourisme: «Lévi-Strauss disait que tout déplacement géographique est un voyage dans le temps et les classes sociales, il s’avère souvent une aventure dans la connerie, avec la volonté de visiter dans la même journée la misère et un restaurant gastronomique.» Pour suggérer aussi que «le vrai tabou sexuel, c’est de ne pas avoir de relations. Peu de gens disent qu’ils ne baisent pas. Ils devraient faire leur coming out.»

Une journée avec Gabriel Bender

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