28 mars 2019

Chorégraphe à corps perdu

Gil Roman, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne, présentera sa nouvelle création début avril sur la scène de l’Opéra de Lausanne. En coulisses, dernières sueurs avant la tournée…

Gil Roman, directeur du Béjart Ballet Lausanne.
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Pour suivre les pas de Gil Roman dans son studio de danse, rue du Presbytère à Lausanne, il faut savoir garder le rythme. Le successeur de Maurice Béjart à la tête de l’institution depuis 2007 est un pur passionné à la discipline de fer. Du matin au soir et six jours sur sept, il enchaîne cours de danse, répétitions pour un spectacle, puis pour un autre… Il n’a pas une seconde à lui et pour cause: avec les 42 danseurs de la compagnie, il est sur le point d’entamer une tournée qui durera jusqu’au mois de juin. De Moscou à Parme en passant par Riga et Bruxelles, ils présenteront différents ballets de Maurice Béjart et de Gil Roman. Ce dernier dévoilera en première mondiale, le 5 avril à l’Opéra de Lausanne, sa dernière création: Tous les hommes presque toujours s’imaginent.

Ce nouveau spectacle a la particularité d’avoir été entièrement façonné autour de la musique de l’Américain John Zorn. «C’est un immense compositeur et je me suis mis beaucoup de pression pour honorer son œuvre. Cela fait environ deux ans que je travaille sur la chorégraphie. Le processus créatif est toujours très fragmenté et c’est au fil du temps que le ballet prend forme.» Et quand on l’interroge sur le style de sa danse, Gil Roman rétorque – entre deux gorgées de café – qu’il déteste les étiquettes: «Le classique, c’est la technique, la base, ensuite je vais où je veux. Ce qui compte pour moi, c’est le sens.»

Une journée avec Gil Roman

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