29 avril 2018

Trois générations sur le green

Chez les Werlen, Emil le grand-père, Marc le père et Madox le petit-fils aiment se retrouver sur les parcours de golf pour passer du bon temps ensemble.

Madox, 10 ans, a trente ans de moins que son père, Marc, et soixante-six ans le séparent de son grand-père, Emil. Cela n’empêche pas les trois Werlen de pratiquer ensemble leur sport favori: le golf. Cette discipline permet en effet à des joueurs de niveaux différents de s’affronter grâce au système du handicap. Les Werlen ont même pu disputer quelques tournois ensemble. Autre avantage de ce sport, la forme physique y est moins importante que dans d’autres.

Trois générations de passionnés: Madox, Emil et Marc Werlen (photo: Paolo Dutto).

Interrogé sur ce qui lui procure le plus de plaisir dans cette discipline, Madox répond sans hésiter: «Le fait que tout le monde, jeunes et moins jeunes, puisse jouer ensemble.» Madox n’avait que 7 ans quand il a tapé ses premières balles. Et s’il a commencé l’escrime en parallèle après s’être essayé au hockey sur glace, il s’est rapidement avéré que le garçon avait un talent pour le golf, ce qui lui a valu d’être sélectionné dans les cadres juniors du club de Berne. «À partir de ce moment, j’ai voulu me consacrer exclusivement à cette discipline et jouer davantage. Car pour faire des progrès, il faut s’entraîner», assure le garçon.

Une question de technique

Madox fréquente deux fois par semaine le Golfparc du Moossee de Migros sous la houlette de l’entraîneur des juniors. Son grand-père l’accompagne, ce qui lui permet de passer du temps avec son petit-fils: «Comme je connais bien le sujet, je peux avoir des discussions passionnantes avec lui et lui glisser de temps en temps un conseil», raconte-t-il. Il a lui-même commencé le golf en 1982, «juste pour le plaisir, sans grandes ambitions». Il a néanmoins transmis le virus à son fils Marc.

Ce dernier se souvient très bien de son premier contact avec ce sport: «À l’âge de 8 ans, j’ai fait le caddy pour mon père quand nous étions en vacances en Espagne, raconte-t-il en souriant. Je ne me suis moi-même lancé qu’en 1998.»

À l’époque, Marc était encore hockeyeur professionnel; il a disputé pas moins de six cents matchs en Ligue nationale A et B, notamment sous les couleurs du HC Fribourg-Gottéron. «Ma carrière sportive m’a incontestablement aidé pour le golf, même si la force ne sert pas à grand-chose. Ici, tout est question de technique. Commencer tôt est donc un avantage. À l’âge adulte, il est beaucoup plus difficile d’acquérir un bon swing.»

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