26 septembre 2018

Identifier le mal-être des petits

La méthode de la PAB – ou «Parole au bébé» – permet de reconnaître un problème profond, souvent exprimé par le biais d’autres symptômes: difficultés d’endormissement, grosses crises de larmes, refus de s’alimenter, peurs inexpliquées, etc.

Valérie Vuillet
La méthode utilisée par Valérie Vuillet (à gauche) consiste en une simple pression sur l’avant-bras. (Photo: Mathieu Rod)

Votre bébé pleure beaucoup? A une peine folle à s’endormir, refuse de manger, souffre de peurs inexpliquées ou encore développe soudain de l’eczéma? La méthode de la PAB – pour «Parole au bébé» – pourrait l’aider à retrouver la sérénité. Cette approche permet de donner la parole à un bébé ou à un enfant à l’aide du test musculaire propre à la kinésiologie – consistant en une pression légère sur l’avant-bras –, en utilisant le bras d’un parent qui sert de transfert. Grâce à cette méthode, il est peu à peu possible de déterminer la cause du comportement de l’enfant. «Cette approche permet de donner la parole à l’intelligence innée de l’enfant, explique Valérie Vuillet, thérapeute en kinésiologie et périnatalité à Froideville (VD). Notre rôle est de traduire ce qu’elle exprime et de permettre ainsi une prise de conscience du vrai problème, généralement exprimé par le biais d’autres symptômes.» Le fait d’identifier la cause précise d’un mal-être favorise ensuite une vision différente de la situation et indique la direction du travail à effectuer – tout en donnant, à court ou moyen terme, la possibilité de résoudre le problème. 

Une méthode destinée à tous

Cette méthode permet ainsi de «dialoguer physiquement» de manière efficace, par le biais d’un parent, avec un tout-petit qui ne peut encore pas mettre de mots sur sa peur ou son mal-être. Mais elle peut s’appliquer à tous les âges, avec un résultat tout aussi bénéfique pour les fœtus que pour les adultes. «On ne pose pas de diagnostic et on ne soigne pas, avertit toutefois Valérie Vuillet. L’idée est simplement de permettre à chacun de mieux se rendre compte de ce qui bloque. Parfois, cette simple prise de conscience suffit. Mais tout ne se passe pas au cabinet et il y a souvent un travail et un nouveau comportement à mettre ensuite en place pour aboutir au résultat escompté. Il faut être persévérant avec soi-même, et continuer le suivi de ses enfants.» 

Comme toute thérapie, cette méthode aide. Mais on ne sait jamais quel va être le résultat final

Valérie Vuillet

Déterminer la cause première du problème

La méthode de la PAB est particulièrement efficace dans le cas d’un symptôme récurrent et fatigant, comme les grosses et fréquentes crises d’un enfant ou, dans le cas d’un adulte, une difficulté à concevoir ou à faire des choix. «Souvent, la cause première d’un problème est d’abord exprimée plus ou moins clairement, avant que l’enfant – et donc, bien plus tard, l’adulte, ne finisse par se résigner si personne n’en tient compte.

Au fil du temps, beaucoup d’événements peuvent être de petits révélateurs de ce problème bien enfoui au fond de soi, sans qu’on y accorde forcément l’attention nécessaire. En effectuant des tests liés à la méthode de la PAB, on favorise chez la personne la prise de conscience de cette cause première, et donc la possibilité de travailler dessus pour la résoudre.» Mais attention: ainsi que le souligne la spécialiste, «comme toute thérapie, cette méthode aide. Mais on ne sait jamais quel va être le résultat final. Pour certains, le problème pourra se résoudre après une séance déjà, tandis que d’autres auront besoin de plus de temps. On compte en général entre une et trois séances pour pouvoir obtenir un résultat probant.» 

Mais comment expliquer qu’une simple pression sur l’avant-bras puisse permettre d’analyser quantité de blocages émotionnels différents? «C’est basé sur une réaction physiologique, explique Valérie Vuillet. Tout stress abaisse le tonus du muscle. En cernant peu à peu la cause première à l’aide de questions et de leur impact sur le muscle, on arrive à déterminer de manière très précise ce qui ne va pas.» Conçue par la Canadienne Brigitte Denis, cette méthode permet «d’écouter, de comprendre et d’accueillir enfin l’émotion». Et, au final, de s’alléger considérablement l’âme et le cœur – ainsi que ceux de notre entourage.

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