25 septembre 2017

«Une opportunité à saisir»

Dès à présent, les Chinois peuvent acheter sur le site internet Kaola des produits Migros. Walter Huber, le directeur de la M-Industrie qui livre les différentes références, nous parle de ses attentes et des particularités de ce très vaste marché.

Dès à présent, les Chinois peuvent acheter sur le site internet Kaola des produits Migros.

Walter Huber, que représente cet engagement en Chine pour la M-Industrie?

Cette entrée sur le marché chinois avec la plateforme en ligne Kaola est une opportunité que nous devons absolument saisir. Bien sûr, ce projet nous permettra également d’accroître notre compétitivité, ce qui profitera aussi à Migros et aux clients en Suisse.

Y a-t-il vraiment une demande de la part des Chinois pour des produits Migros?

Nous en sommes persuadés, car la classe moyenne, en pleine expansion, se tourne de plus en plus vers des marques fiables et des denrées alimentaires de qualité. Or, la M-Industrie répond parfaitement à ces attentes, et le site d’e-commerce Kaola nous permet de proposer nos produits directement aux consommateurs chinois.

Pourquoi la M-Industrie ne travaille-t-elle pas plutôt avec Alibaba, entreprise chinoise du commerce en ligne beaucoup plus connue?

Nous avons mené des discussions avec différents prestataires avant de nous décider. Si nous avons finalement opté pour Kaola, c’est parce que cette plateforme est le leader chinois du commerce de produits étrangers de qualité. En outre, Kaola a récemment été élue «Most Trusted Shop» de Chine, ce qui reflète la confiance dont elle jouit auprès des clients.

Pour sceller ce nouveau partenariat, la CEO de Kaola, Lilly Zhang (2e depuis la g.), est venue trouver en Suisse Walter Huber, chef de la M-Industrie (au centre).

La M-Industrie propose essentiellement du café, de l’eau minérale, des snacks et des produits d’entretien sur Kaola. Les Chinois n’aiment-ils pas le chocolat?

Si, bien sûr. Mais en ce moment, à Shanghai, les températures avoisinent les 35 degrés. Dès qu’il fera plus frais, nous lancerons des chocolats et des pralinés – et sans doute aussi du fromage et de la viande séchée.

Comment connaître le goût des Chinois?

Nous avons interrogé les consommateurs en amont. Mais ce qui importe avant tout, c’est de tenir compte de leurs feed-back et d’analyser leur comportement d’achat afin d’adapter notre assortiment rapidement et en continu.

Vous vendez également des cosmétiques…

Oui, les cosmétiques suisses ont bonne réputation en Chine. Nous commençons avec une gamme restreinte que nous élargirons progressivement.

Quels sont les critères essentiels aux yeux des Chinois en ce qui concerne les produits importés?

Ils attachent une grande importance à l’origine, aux valeurs et à l’histoire des produits – nous pouvons donc ici marquer des points. Ils veulent aussi avoir l’assurance qu’il s’agit d’articles originaux, qu’ils contiennent réellement les matières premières déclarées et qu’ils ont été fabriqués dans des conditions d’hygiène optimales.

Vous avez adopté le nom «Orange Garten» à l’étranger. Pourquoi ne pas avoir gardé l’appellation «Migros»?

Nous avons créé la marque «Orange Garten» pour souligner la proximité avec Migros tout en laissant la place à des adaptations culturelles et régionales.

La Chine compte plus de 1,3 milliard d’habitants. Comment la M-Industrie entend-elle se faire connaître?

Grâce à des activités en ligne spécifiques et au site chinois d’Orange Garten. Nous exploitons également le potentiel que représentent les touristes chinois en Suisse en leur proposant des échantillons, notamment à Lucerne.

La délégation chinoise a notamment visité la biscuiterie Midor et dégusté les célèbres Blévita.

Texte: Gabi Buchwalder, Photos: Sava Hlavacek

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