6 août 2018

Un artisan du vertige

Il défie l’apesanteur pour effectuer des travaux en hauteur. Jean-Pascal Charpilloz, cordiste à Semsales (FR), joue les araignées sur commande.

Jean-Pascal Charpilloz
Jean-Pascal Charpilloz aime avoir les pieds dans le vide. (Photos: Laurent de Senarclens)

Alpiniste urbain

Jean-Pascal Charpilloz, 35 ans, aime avoir les pieds dans le vide. Sportif dans l’âme, il est surtout passionné de verticalité. Alors qu’il songe à devenir guide de montagne, un accident au genou le fait changer de voie. Enfin, pas complètement. Il devient cordiste, un métier en soi, avec sa formation et ses heures de pratique requises. Un travail spectaculaire et varié, qui «touche aux émotions et où l’on travaille toujours par deux, où l’on est responsable de l’autre, comme en montagne».

Sa boîte, Vertical Access, il l’a fondée tout seul à 19 ans, «à l’arrache»: «On a l’esprit entrepreneur dans ma famille. J’y ai mis toutes mes économies. Puis j’ai eu des mandats de plus en plus importants dans toute la Suisse.» En 2009, il prend un associé et étoffe l’équipe, qui compte désormais une douzaine d’employés.


Ses missions? Toujours aériennes! Nettoyage de vitres vertigineuses, entretien de toitures ou de clochers d’église, mais aussi stabilisation de falaise et construction de via ferrata... Parfois, il s’encorde aussi à l’intérieur pour la maintenance de machines, comme des énormes cuves de torréfaction hautes de plusieurs mètres.

«Je préfère le ciel ouvert. Mais en hiver, des mandats en industrie sont agréables», avoue celui qui a déjà travaillé sur un bâtiment de 100 m de haut à Zurich. «On ressent une petite appréhension qui nous conduit à bien faire les choses, avec concentration.»

Une journée avec Jean-Pascal Charpilloz

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