3 novembre 2017

Du sport au bout des manettes

L’automne vidéoludique est traditionnellement placé sous le signe des jeux de football et de la course automobile.

FIFA18
Dans FIFA18, l’animation du buteur de Real Madrid Ronaldo est plus vraie que nature.

C’est l’automne. La saison des marrons chauds, des feuilles qui tombent. Et des grosses sorties vidéoludiques sportives. Alors que l’UEFA n’en finit pas de vendre ses coupes d’Europe de clubs et que tous les amateurs du ballon rond rêvent déjà de Russie et de Coupe du monde, la plus lucrative des licences sportives reste naturellement un jeu de foot. Et en la matière, même si le Japonais PES refuse de se faire totalement déclasser, un peu à l’image d’un club autrefois prestigieux mais qui ne bénéficie pas de milliards de pétrodollars pour acheter les joueurs stars, c’est naturellement le soft Sports d’Electronic Arts (EA) qui tient le haut de l’affiche.

Pour FIFA18, Ronaldo se retrouve logiquement en couverture. Le buteur voit ses mouvements largement retravaillés, sa course si particulière et ses célébrations imitées dans toutes les cours d’école s’avèrent désormais plus vraies que nature. Idem pour les ambiances de stades et les graphismes de nombreux joueurs connus. En termes de gameplay, l’importance de la vitesse diminue au bénéfice de la nécessité de construire davantage ses attaques. Ce qui fera plaisir aux stratèges. Par contre, certains fins connaisseurs estiment que les gardiens sont un peu à la rue, avec notamment des (bons) tirs de long rentrant systématiquement.

Les modes carrières sont désormais plus fournis, mais c’est le fameux mode ultimate team et ses cartes de joueurs qui résonnent comme un fabuleux jackpot pour EA puisque chaque ado rêve de la carte légende ultime. Il est d’ailleurs amusant de constater que le moindre exploit réel d’un joueur sur un terrain d’Angleterre ou d’Espagne vaut alors surtout par l’augmentation des «points FUT» qu’il entraîne pour les millions d’accros à FIFA18.

De ce côté-là, un nouveau mode baptisé clash d’équipes permet d’affronter des équipes virtuelles gérées par l’intelligence artificielle et créées par de bons joueurs et par certaines «célébrités», joueurs pro ou youtubeurs, à la mode de la galaxie FIFA. En pouvant choisir son niveau de difficulté et gagner des récompenses intéressantes.

Forza Motorsport en tête Autre sport à cumuler les honneurs vidéoludiques: la course automobile. Sony vient de sortir son Gran Turismo annuel, réservé à la PS4. Microsoft, associé à Turn 10 et Playground Games, propose depuis cinq ans Forza Motorsport dont la 7e édition vient de paraître. Autrefois outsider, Forza est devenu le maître de la simulation grand public, entraînant sur les sommets la course arcade fun de la série Forza Horizon. Une fois de plus, les graphismes des plus grands circuits de la planète comme des quelque 700 bolides de tout style sont magnifiques. Le plaisir visuel se double d’un plaisir de conduite avec des sensations et une jouabilité pleinement maîtrisées. Freinages, transferts de masse, dépassements, collisions, adhérence en déliquescence: on s’y croirait. Le mode carrière offre l’occasion de rapidement prendre le volant de véhicules très différents, multipliant l’intérêt de la découverte puis du perfectionnement. L’on pourra toutefois regretter un multijoueur certes efficace mais moins développé que dans Forza Horizon, ou quelques textures de décor un peu à la ramasse. Mais sur ce dernier point, il faut rappeler que le jeu a d’abord été développé pour la future Xbox One X et donc en 4K. Gageons donc que d’ici quelques semaines, la claque visuelle devrait être plus intense encore. Quoi qu’il en soit, Forza Horizon reste le meilleur des jeux de course automobile généraliste et tout public.

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Nadir Laguerre et Frédéric Boy croient tous deux en l'avenir de leur discipline.