14 mai 2018

Keiko Imamura: un parfum de Japon dans la campagne fribourgeoise

Dans sa ferme, la Japonaise Keiko Imamura donne des cours de cuisine traditionnelle de son pays. Ses plats font la part belle aux plantes sauvages de la région.

Keiko Imamura
Keiko Imamura est venue en Europe pour découvrir de nouvelles façons d’apprêter les plantes sauvages. (Photos: Pierre-Yves Massot)
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Des plantes à la sauce nippone

Un parfum de Japon souffle sur la ferme fribourgeoise de l’ethnobotaniste franco-suisse François Couplan. Son épouse Keiko Imamura y dispense des cours de cuisine nippone, en mettant à l’honneur les plantes sauvages, ou sansaï. «Elles sont très valorisées dans mon pays», souligne la cheffe de 47 ans.

Son goût pour la cuisine familiale et pour la nature, elle le doit aux bons petits plats de sa mère et de sa grand-mère, ainsi qu’au jardin potager de son père. Mais à l’époque, elle rêvait également d’évoluer… dans l’univers de la mode! «Après mes études, j’ai travaillé dans le merchandising d’une société qui fabriquait des sacs à main. Petit à petit, mon intérêt pour la cuisine a grandi. J’ai donc progressivement changé de métier.»

En ville, j’avais l’impression de ne jamais voir le soleil, de ne pas être en connexion avec la saison

Keiko Imamura

Passionnée par la gastronomie française, elle apprend les gestes techniques dans divers restaurants au Japon avant de décider d’ouvrir sa propre auberge, en montagne, non loin d’une forêt primaire. «En ville, j’avais l’impression de ne jamais voir le soleil, de ne pas être en connexion avec la saison. Et pour stimuler ma créativité, j’ai eu envie de venir en Europe pour découvrir de nouvelles façons d’apprêter les plantes sauvages.» C’est lors de cette quête initiatique qu’elle rencontre François Couplan, grand chantre de la nature dans l’assiette. «Nous sommes complémentaires. Aujourd’hui, nous vivons entre le Japon, la Suisse et la France.»

Une journée avec Keiko Imamura

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