29 mars 2018

«La Casa de Papel», ou le casse qui n’en finissait pas

Haletante, cette série espagnole plonge le spectateur dans un braquage à prolongation en plein cœur de Madrid.

S’infiltrer dans la Fabrique nationale de la monnaie à Madrid pour y imprimer leurs propres billets, tel est le plan machiavélique conçu par le Profesor (au centre) et ses huit acolytes. (Photo Atresmedia)
S’infiltrer dans la Fabrique nationale de la monnaie à Madrid pour y imprimer leurs propres billets, tel est le plan machiavélique conçu par le «Profesor» (au centre) et ses huit acolytes. (Photo Atresmedia)
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Les Scandinaves ne sont pas les seuls à maîtriser l’art du suspense! Avec la série La Casa de Papel, l’Espagnol Álex Pina embarque les téléspectateurs dans un casse rocambolesque à prolongation, s’étendant sur l’ensemble d’une saison (pour l’heure, seule la moitié est diffusée sur Netflix), sans jamais que le soufflé ne retombe.

Il faut dire que les braqueurs en question ont vu grand. Très grand. Leur plan? Sous la houlette de l’énigmatique Profesor, s’infiltrer dans la Fabrique nationale de la monnaie à Madrid afin d’y imprimer, en une dizaine de jours, plusieurs milliards d’euros. Et pour éviter que la police ne décide d'interrompre leurs petites affaires, ils peuvent compter sur leurs 67 otages, d’autant que l’une d’entre eux n’est autre que la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni… Ajoutons encore que les malfrats espèrent bien gagner le cœur de l’opinion publique en flouant ainsi le système et en ne versant aucune goutte de sang: le décor est planté.

Oscillant intelligemment entre scènes de huis clos jetant une lumière subtile sur les relations qui se nouent entre braqueurs et otages, flash-backs relatant la longue préparation du casse et point de vue de l’inspectrice en charge du dossier se débattant dans sa propre histoire personnelle, La Casa de Papel séduit également par ses personnages si humainement imparfaits. La palme d’or revient au Profesor qui, de l’extérieur de la fabrique, orchestre l’opération d'une main de maître, se mêlant même de la bonne (ou plutôt de la mauvaise) marche de l’enquête policière… On attend avec impatience le dénouement, qui sera diffusé dès le 6 avril sur Netflix!

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