10 mai 2018

De l'utilité d'avoir deux yeux

Si nous possédons deux yeux, ce n’est pas pour en avoir un de rechange en cas de pépin. Démonstration!

Éric et Fabien
Pour cette expérience, Fabien a besoin d'un cobaye: ce sera son copain Éric. (Photos:Mathieu Rod)
Temps de lecture 2 minutes

1 Avant de démarrer l’expérience, nos deux savants ont dessiné un joli tableau pour noter les résultats. Un «+» inscrit dans la colonne signifiera que le cobaye a mis dans le mille. Un «-» qu’il a raté la cible.

2 Éric est assis sur le tabouret. Fabien, lui, se place à quelque 70 cm de lui. Dans sa main, il tient un crayon, la pointe en bas et à hauteur des yeux de son assistant. Le face-à-face peut commencer.

3 «Ferme l’œil gauche!» Éric obéit. Fabien promène le crayon d’avant en arrière, à la même hauteur. Il arrête son mouvement. Son assistant tente alors de toucher la pointe avec son doigt. Raté!

4 Ils recommencent. Cette fois, Éric garde les deux yeux ouverts. Fabien fait ses mouvements de va-et-vient avant de stopper son geste. Le cobaye met dans le mille! 

Le phénomène

Nos deux yeux perçoivent chacun une image légèrement différente du crayon et de sa position dans l’espace. Cela permet la vision stéréo­scopique ou binoculaire ou 3D. Vision qu’obtient le cerveau en combinant les deux images (celle perçue par l’œil gauche et celle perçue par l’œil droit), en les interprétant et en créant enfin une seule image, celle que l’on «voit». Quand Éric n’a qu’un œil ouvert, son cerveau manque d’informations pour déterminer avec précision la position du crayon et il lui est donc pratiquement impossible de toucher la pointe de celui-ci.

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