12 juillet 2018

C'est fou cette méthode de calcul!

Ils sont fous ces Romains. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir comment ils calculaient pour s’en persuader…

calcul romain
Pour calculer, les Romains s’aidaient d’un abaque. (Photo: François Schaer)
Temps de lecture 2 minutes

1. Pour cette expérience, Lydie a besoin d’une poignée de pois chiches et d’un abaque sur lequel figurent les chiffres romains: I – V – X – L – C – D – M, soit en chiffres arabes 1 – 5 – 10 – 50 – 100 – 500 – 1000.

2. Notre mathématicienne en herbe va apprendre à calculer comme les… Romains. Elle pose d’abord le chiffre 473 sur l’abaque: 4 pois chiches sous le C, 1 au-dessus du L, 2 sous le X et 3 sous le I. C’est bon?

3. Ensuite, elle va poser le chiffre 842 (1 D, 3 C, 4 X et 2 I) avant de l’additionner au nombre précédent (473). C’est là que ça se corse, parce qu’il faut déplacer les pois chiches pour obtenir le bon résultat.

4. D’additions en retenues, les pois chiches migrent d’une colonne à l’autre. Beaucoup disparaissent dans l’opération et, à la toute fin, il n’en reste plus que six: 1 M, 3 C, 1 X et 1 V, soit 1315. Bravo Lydie!

Le phénomène

Les Romains possédaient des chiffres qui ne leur facilitaient pas les calculs. Raison pour laquelle ils s’aidaient d’un abaque (le «boulier» romain en quelque sorte) et de petits cailloux («calculus» en latin, d’où le nom de «calcul» pour désigner les opérations sur les nombres). C’est entre 7 et 12 ans que les petits Romains apprenaient les rudiments du calcul, le vocabulaire de la numération et les opérations élémentaires. À noter que ces notions n’étaient pas enseignées par le «magister ludi» (le maître d’école), mais par un enseignant spécialisé: le «calculator».

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