6 septembre 2018

À bout de souffle

La toux du fumeur est une maladie pulmonaire évolutive qui touche entre 5 et 7% de la population. Elle obstrue progressivement les voies respiratoires. Si les malades n’en guérissent jamais, ils peuvent néanmoins être soulagés.

bpco
Si la toux persiste après huit semaines et si elle s’accompagne d’une expectoration, on doit consulter un médecin. (Photo: iStock)

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie qui endommage les voies respiratoires. Elle se caractérise souvent par des quintes de toux importantes avec expectoration et/ou un essoufflement à l’effort. Elle peut s’avérer très handicapante selon son stade d’évolution et, dans certains cas, entraîner la mort. Si elle ne se guérit jamais définitivement, une modification des habitudes de vie et un traitement médicamenteux peuvent limiter la progression des symptômes.

Le tabac, principale cause

Aussi surnommée «la toux du fumeur», la BPCO est la conséquence du tabagisme dans la majorité des cas. En effet, 80% des personnes atteintes sont des fumeurs, généralement âgés de plus de 40 ans. Les composants toxiques du tabac, une fois inhalés, ont un effet extrêmement nocif sur les poumons. Ils engendrent d’une part une obstruction des bronches, et d’autre part une destruction des alvéoles pulmonaires (emphysème). Peu à peu, les poumons fonctionnent moins bien et l’oxygène circule difficilement.

La première indication en cas de diagnostic de BPCO est donc d’arrêter purement et simplement le tabac, ce qui limitera l’évolution de la maladie et atténuera les symptômes.

La pollution atmosphérique (particules fines, carburants) ou certaines expositions professionnelles (substances chimiques, matières en décomposition) sont également en cause dans environ 1 cas de BPCO sur 5.

Les traitements

En cas de BPCO avérée, les personnes concernées doivent changer leurs habitudes de vie. Outre l’arrêt du tabac, il est conseillé de pratiquer régulièrement une activité physique et des exercices cardiovasculaires afin de récupérer une meilleure capacité respiratoire. Une alimentation saine et équilibrée doit également être privilégiée.

Pour limiter la toux et permettre une meilleure respiration, des médicaments par inhalation peuvent être prescrits. Enfin, en cas de maladie à un stade très avancé, une assistance respiratoire ou une transplantation pulmonaire pourront être envisagées.

Dr Angelo Juliano, médecin généraliste, centre Medbase, Genève, gare Cornavin.

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