4 octobre 2017

Le pendulaire en parapente

Chaque matin, Laurent Borella se rend à son travail en volant. Sept minutes de descente de Vercorin à Sierre. Cet adepte de la mobilité douce pousse souvent le plaisir jusqu’à remonter le soir à pied. Une manière selon lui de gagner en réalité du temps. Du temps libre s’entend.

Laurent Borella
Laurent Borella pratique le parapente depuis 2001. Ce hobby a fini par dicter un certain nombre de ses choix de vie.
Temps de lecture 3 minutes

Chaque matin, Laurent Borella se rend au travail en parapente. Un vol de sept minutes suffit pour l’amener du village de Vercorin (VS) au Techno-­Pôle de Sierre (VS) où il officie comme responsable exécutif. Le para­pente est un hobby qu’il pratique depuis 2001 et qui a fini par dicter un certain nombre de ses choix de vie. Quand ce Sédunois, biologiste de formation exilé à Genève où il travaillait pour une société de pharma américaine, décroche un job en Valais, le lieu de résidence est vite trouvé. «J’ai flashé pour Vercorin que j’avais découvert trois ans auparavant en commençant le parapente.»

La mobilité douce, qui pour lui se décline aussi bien en train, parapente, trottinette électrique, bus, téléphérique et marche à pied, il dit ne pas l’avoir adoptée «par dogme». «Je ne suis pas un ayatollah, c’est juste que ça me plaît vraiment, et ça dégage du temps. C’est moins rapide que la voiture, mais c’est du temps libre, on peut faire autre chose.»

Reste que pour Laurent Borella ces descentes quotidiennes vers Sierre ne sont qu’une des multiples façons de pratiquer le parapente. «Ce que j’aime le plus, c’est partir loin, longtemps, voler des heures sans descendre et revenir en train ou à pied. Cet été par exemple, je suis allé seul en parapente de Vercorin jusqu’à Bolzano, dans les Dolomites, en six jours.»

Une journée avec Laurent Borella

8h00 A l’école de parapente Twist’air«C’est ici que j’ai commencé le parapente avec Antoine Lambert qui a fondé l’école en 1997. Tout de suite, ça a été une drogue. Aujour­d’hui, avec un autre ami parapentiste, Yves Gavoldi, nous nous sommes associés avec Antoine. Pour l’école j’effectue un 10%, surtout dans l’événementiel.»

8h15 Le décollage«Aller au travail tous les matins en volant, c’est le moyen le plus simple, sinon il faut prendre le téléphérique, trouver un bus et finir à pied jusqu’au bureau. C’est aussi un plaisir, tous les matins je regarde le ciel, je vérifie la météo, je prends mon aile, je vais au décollage, c’est mon petit moment à moi.»

8h20 En vol «Cette descente demande peu de concentration, je me laisse glisser, je suis vraiment tranquille, je regarde le paysage, j’essaie de faire chaque matin une photo différente. Souvent elle est déjà sur Facebook avant que j’aie atterri.»

La trottinette électrique «Je m’en sers pour me rendre à une séance, aller prendre le train ou manger à midi. Très pratique, très efficace, elle roule à 25 km/h, avec un moteur dans la roue et une batterie dans le plateau.»

8h22 Atterrissage«Je tâche de varier les zones d’atterrissage. Il m’est arrivé de me poser sur le toit du Techno-Pôle ou en ville.»

10h30 Pause café «70 entreprises liées aux technologies de l’information et de la communication, et trois instituts de recherche cohabitent au Techno-Pôle de Sierre. Mon boulot c’est de gérer les services de ce site et un peu de faire le lien entre tout ça, ainsi que de la promotion.»

18h00 La remontée à Vercorin «J’essaie de remonter à pied un soir sur deux, ça me prend environ une heure, une heure et demie, suivant l’itinéraire. C’est une bonne façon de faire du sport. Arriver à la maison et ressortir après, c’est plus difficile.» 

Benutzer-Kommentare

Articles liés

Patrick ­Hagmann pilote un Robin DR401 au-dessus  de la région des Trois-Lacs

Voler, une affaire de passionnés

Contribution de lecteur

Des vélos pour changer des vies!

Informationen zum Author

Un Torres après l'autre, le Panama au paradis

Les fantômes du Panama

Maxime Delorais

Maxime Delorais, le catcheur heureux