18 décembre 2018

Le banquier carillonneur

Spécialiste en crédits hypothécaires, Jean Bétrisey a un drôle de hobby: il carillonne, depuis son enfance, dans le clocher de l’église de Saint-Romain à Ayent (VS).

Jean Bétrisey lors de la mise en place de la grosse cloche.
Jean Bétrisey est un adepte du carillon depuis ses neuf ans. Photo: Isabelle Favre
Temps de lecture 2 minutes

Carillonner, c’est jouer de la musique. «C’est plutôt bon enfant et sympa, on arrive à faire autre chose que juste sonner les heures, on essaie de jouer de la musique,

ce n’est plus seulement faire du bruit pour annoncer une messe ou un enterrement.

Jean Bétrisey

Le carillon, Jean Bétrisey n’est pas tombé dedans: il y est monté plutôt, dans le clocher de l’église de Saint-Romain, sur la commune d’Ayent (VS), dès l’âge de 9 ans. Par le truchement d’un homme, Jean Blanc, qui l’initia à cet art avec d’autres gamins du village dont ses trois petits-fils. «Il a modernisé l’installation. Il composait ou adaptait des mélodies populaires pour le carillon. C’était un ami de mes grands-parents et j’étais copain d’un de ses deux petits-fils, Émil Morard.

Un jour il m’a proposé de venir voir comment ça marchait. La femme de Jean me disait: «Tu verras, si tu carillonnes, à force de tirer sur les cordes, tu auras des gros bras. Ça n’est jamais arrivé, je suis l’exception qui confirme la règle.» Ça lui a plu tout de suite en tout cas.

«Quand on est gosse c’est un peu impressionnant cet édifice, ce clocher si grand, si haut, et puis les cloches qui sonnent fort.

Je me suis pris au jeu, j’ai continué.

Jean Bétrisey

Personne ne s’est jamais plaint du carillon le dimanche matin, assure-t-il. «Certains me racontent juste qu’ils se sont réveillés avec.» Avant de se souvenir de «deux ados qui n’habitent pas loin de l’église et qui m’ont dit: «Tu nous emmerdes avec tes cloches. En même temps, 9 heures du matin, c’est honorable, non?»

Une journée avec Jean Bétrisey

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