4 août 2017

Le boss des sports

Ancien de la TSR, le Lausannois Maïque Perez officie sur la chaîne payante de Swisscom. Ses journées sont bien remplies.

Maïque Perez
De sa passion pour le sport, Maïque Perez en a fait son métier.

Son prénom intrigue. Directeur de la rédaction sports de Teleclub, la télé de Swisscom, le Lausannois Maïque Perez, ancien de la TSR, a souvent dû expliquer ce mystère. Ses parents galiciens voulaient l’appeler Mike, «mais à l’époque le consulat espagnol n’était pas très chaud pour les prénoms anglo-saxons et un compromis a été trouvé avec cette francisation».

Pour lui, tout a commencé à l’âge de 15 ans: «J’ai fait mes premières armes dans une radio associative.» Plus tard, ce sera le stage de journaliste à Radio Framboise devenue Rouge FM, où il reste quatre ans. Puis, après un passage à la télévision de la région lausannoise, c’est la TSR, notamment au service des sports: «Mon intérêt date de l’enfance. J’ai toujours eu envie de faire ça.»

En 2013, il devient le chargé de presse du Lausanne Hockey Club: «J’ai aussi toujours aimé le hockey, gamin j’allais voir les matchs du LHC à Malley. Et puis ça me permettait de découvrir l’envers du décor.» Sauf que, deux ans plus tard, son poste est supprimé. C’est ainsi qu’il débarque en 2015 à Teleclub.

Une télé payante, sur abonnement ou selon le principe du «pay per view», l’achat au match. Mais finalement, explique-t-il, «on travaille de la même manière qu’à la RTS. La seule différence, c’est qu’on commente beaucoup plus souvent de matchs en direct, deux ou trois par semaine, c’est donc plus sympa pour nous.»

13h: séance de rédaction. «Le métier a beaucoup changé. Les gens reçoivent tellement d’informations qu’il faut être très malin pour trouver quelque chose d’inédit. Je dis toujours à mon équipe: que Ronaldo ait passé ses dernières vacances à Ibiza, tout le monde le sait déjà, faites-moi plutôt vivre le match!»
14h: baby-foot. «Ça peut permettre d’évacuer un peu la pression. La principale difficulté pour un commentateur, c’est la perception souvent biaisée du spectateur. Le supporter sera à l’affût du moindre bout de phrase laissant à penser que nous supportons plutôt l’équipe adverse. Alors que nous sommes bien sûr d’une neutralité totale.»
15h: commentaire en cabine. «C’est depuis ici que nous commentons le foot international. Pour des questions de coûts. La difficulté, c’est que l’on n’a pas de vue d’ensemble. Si tout à coup il se passe un truc en dehors du champ de l’action, on n’aura pas ce soupçon de réactivité en plus que l’on peut avoir en étant sur place.»
17h: test régie. «Une heure trente avant un direct en plateau nous effectuons un test depuis la régie. Trois caméramans se trouvent en plateau, ainsi que la présentatrice habituelle, Elodie Crausaz, et quatre personnes en régie.»
18h: arrivée du consultant Steve Guillot. «Avec Gabet Chapuisat, Steve Guillot, très actif dans la formation, est notre principal consultant. Cette saison, avec davantage de studios, nous aurons également recours à Johann Lonfat, jeune retraité du football, l’ancien international Claude Ryf ainsi que Sébastien Pache, ancien arbitre.»
19h: en plateau. «Il y a toujours une tension inhérente au direct, le coup de stress du live, quand le réalisateur égrène dans l’oreillette le décompte des secondes restantes. Avec un pic d’adrénaline lors du top générique, 3, 2 ,1, on dit bonjour, on se lance, et tout retombe à ce moment-là.»

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