3 novembre 2017

«Le point du i» qui fait du bien

Entre le point G et le point du i, il n’y a qu’une lettre… Mais surtout un ouvrage qui risque bien de vous émoustiller.

Temps de lecture 2 minutes

Se balader à poil dans son appartement et se moquer du regard du voisin, sentir l’odeur de l’eau de Cologne qui fait penser à sa grand-mère, jouer avec la cire chaude d’une bougie ou aimer le bruit des talons sous ses pas… Mélanie Richoz (texte) et Barroux (illustration) nous racontent - dans un ouvrage sous forme de suite de pensées intimes - toutes ces petites choses du quotidien qui, loin d’être anodines, font parfois toute sa beauté. Son nom? «Le point du i» (disponible sur exlibris.ch). Tout simplement. Ce petit détail sur une lettre minuscule est peut-être justement comme ces autres petits détails de la vie: une composante importante mais dont on parle peu. Ce livre va donc la replacer au centre de l’attention. Ainsi sur chaque page, on découvre quatre cases illustrées. Et sur chacune d’entre elles, une petite histoire que l’autrice, d’origine fribourgeoise, termine toujours par un «j’aime…». «j’aime les grimaces», «j’aime l’orage», «j’aime jouir en dormant»…

Et moi, je trouve ça jouissif! D’ailleurs de jouissance, il est bien entendu question dans ces pages… L’héroïne à la crinière rousse (Ou est-ce un chapeau rouge sous forme de cône qu’elle porte?) imaginée par Barroux nous dit comment elle jouit de la vie mais aussi parfois, comment elle jouit dans son lit. L’ouvrage est ainsi truffé de références coquines: le réveil tendre du matin où la femme sent le corps chaud de son homme contre elle (et pas que ça d’ailleurs), l’excitation qui monte soudainement dans un lieu public, le plaisir de mettre le caleçon de son mec quand on est seul chez soi et qu’il n’est pas là…

Il y a toujours une petite histoire dans laquelle nous pouvons nous reconnaître.

Toujours un petit clin d’œil qui nous fait réaliser qu’on n’est pas seul à jouer, fantasmer, rire de nos désirs et de nos manies… Et ça fait du bien de se le rappeler.

Sans jamais choquer, la simplicité du texte comme celui du crayon de Barroux qui suggère plus qu’il ne dévoile, nous embarque dans les thèmes du désir, de l’amour ou encore de la séduction. Des sujets qui font partie intégrante de nos quotidiens mais qui restent (trop souvent ?) dans l’intimité de notre vie ou dans le silence de nos monologues intérieurs.

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