30 novembre 2017

Le règne du streaming

L’écoute musicale se dématérialise: place désormais à ces immenses catalogues de titres en ligne que l’on peut savourer aussi bien en voiture que sur son smartphone. Reste à choisir sa plateforme.

streaming
Adieu vinyles et CD: le streaming se présente comme la nouvelle façon d’écouter ses artistes préférés.

Les ventes des bons vieux microsillons ne cessent de grimper, eux que l’on croyait enterrés il y a un peu plus de vingt ans. Reste qu’en chiffres absolus, cet étonnant revival ne concerne qu’un petit 4% du marché helvétique. Pas de quoi freiner la chute constante du CD: comme partout ailleurs, c’est l’érosion en Suisse. Les ventes en 2016 ont dégringolé de 9%, selon les chiffres de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI).

La dématérialisation règne désormais en maître. Et comme dans la vidéo, l’heure n’est plus au téléchargement, mais au streaming, dont les recettes l’an dernier ont atteint dans notre pays les 23 millions de francs, ce qui représente une croissance de 50%. Le streaming se présente donc comme la nouvelle façon d’écouter ses artistes préférés. Au grand dam de ces derniers, d’ailleurs, auxquels cela ne rapporte pas grand-chose. En attendant l’instauration d’un vrai modèle économique lié au streaming, quelle plateforme choisir? Petit tour d’horizon des quatre principaux acteurs d’un marché en plein essor. En sachant que les prix se valent (dans les 15 francs par mois).

Apple Music

Commençons par le dernier arrivé, qui s’est rapidement imposé comme le numéro 2 de ce marché prometteur, avec 27 millions d’abonnés. Et faisons simple: si l’on possède un appareil tournant sur IOS (les autres versions, notamment Android, sont un peu moins réussies), c’est le choix qui s’impose. Parce que le catalogue est aussi riche qu’ailleurs avec un peu plus de 30 millions de titres. Parce que surtout Apple oppose au modèle algorithmique cher à Google de vrais choix proposés par de vraies gens, des radios avec des animateurs et des propositions qui n’émanent pas d’un robot. Très appréciable. Quant à l’interface, elle est naturellement excellente et intuitive. A noter l’absence d’une version gratuite avec publicités.

Spotify

Le géant suédois, désormais numéro 1 avec ses 60 millions d’abonnés (et quelque 80 millions d’utilisateurs de la formule gratuite), propose une excellente expérience pour l’utilisateur et il devient difficile de trouver un support où son service ne fonctionne pas. Notamment grâce à des «partenariats verticaux» comme ceux conclus avec Volvo, Tesla, Ford ou encore Bang&Olufsen. De bons lives, quelques inédits et une ligne éditoriale plutôt axée poids lourds que petites pépites encore inconnues.

Deezer

Amateurs de musique francophone (et européenne), le service français vous attend. Son catalogue vaut celui de la concurrence en épaisseur, mais c’est bien là que les oreilles se régalent. Deezer sessions, lives, découvertes riches et régulières: à faire pâlir d’envie les programmateurs de Couleur 3. Interface également excellente.

Google Play

Play Music fait moins de bruit que son concurrent à la pomme, il détient pourtant un atout qui ravira certains puisque au streaming classique s’ajoute la possibilité d’uploader votre musique et d’écouter (via le cloud) à peu près partout dans le monde votre vieil album des Stones jamais réédité et donc indisponible dans les 30 millions et quelques titres disponibles. On l’a dit, comme d’habitude du côté de Mountain View, l’algorithme règne ici en maître. Ce qui peut déplaire quand il s’agit de quelque chose d’aussi passionnel et subjectif que la musique. L’interface apparaît également un peu moins intuitive que celle de ses trois concurrents.

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