18 décembre 2017

Le sens du partage

Chaque année, les collaborateurs des sections vaudoise et bâloise du Secours d’hiver organisent un réveillon de Noël pour les personnes dans le besoin. À l’avenir, cette initiative devrait se développer dans d’autres cantons.

Margrit Clement 
(à g.) et Laura Davi préparent dans 
la bonne humeur 
la fête de Noël du 
Secours d’hiver.
Margrit Clement (à g.) et Laura Davi préparent dans la bonne humeur la fête de Noël du Secours d’hiver.
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Dans un petit bureau du centre de Bâle, règne une grande effervescence: un groupe de femmes emballe avec soin une centaine de jeux et de jouets. Dans une joyeuse ambiance, on discute de Noël et des vacances tout en grignotant des biscuits et des chocolats.

Nous sommes ici dans l’antenne du Secours d’hiver de Bâle-Ville. Et les bénévoles réunies autour de la responsable, Laura Davi, et de celle qui l’a précédée, Margrit Clement sont occupées à la préparation de la traditionnelle fête de Noël pour les familles bâloises démunies.

Un rendez-vous apprécié

Depuis plus de dix ans, le Secours d’hiver de Bâle-Ville organise cet événement convivial à la mi-décembre. C’est Margrit Clement qui a lancé l’opération lorsqu’elle a pris la tête de l’antenne. «Je voulais instituer un rendez-vous qui offre aux quelque cent cinquante personnes dans le besoin une parenthèse festive agréable», explique-t-elle. Parallèlement, elle tenait à créer une atmosphère joyeuse pour remettre à chacun un petit présent: un bon d’achat pour les adultes et un cadeau pour les enfants.

Le projet a pris de l’ampleur au fil des années. Si, au début, les convives se contentaient d’un goûter composé de tout de même neuf cents sandwichs confectionnés par Margrit Clement et ses bénévoles, les familles ont ensuite été invitées à partager un dîner et à se détendre l’après-midi durant un programme spécialement composé pour l’occasion.

«Cette année, un théâtre de marionnettes divertira les petits et un groupe de musique fera vibrer les grands», glisse Laura Davi, la nouvelle responsable, qui a poursuivi l’œuvre de Margrit Clement. Convaincue par l’idée, elle n’entend rien changer au concept: «Nous savons combien la fête est appréciée grâce à d’innombrables réactions positives.»

C’est ce que confirme une mère célibataire bâloise de quatre enfants, qui souhaite garder l’anonymat. L’an dernier, cette femme, qui reprend une formation, a timidement demandé un coup de pouce au Secours d’hiver pour acheter un sapin de Noël. Elle a reçu mieux qu’une aide financière: une invitation. «Nous n’avons pas les moyens d’acheter un sapin, encore moins des cadeaux. Le Secours d’hiver nous a gâtés en nous rassemblant autour d’un bon repas. C’était une soirée merveilleuse», se remémore la Bâloise.

De l’énergie pour affronter le quotidien

Le Secours d’hiver du canton de Vaud organise lui aussi régulièrement une fête de Noël. À l’avenir, d’autres sections devraient faire de même. «Nous sommes constamment à la recherche de solutions permettant aux personnes touchées par la pauvreté de s’accorder un instant de répit. C’est pourquoi le Secours d’hiver Suisse a récemment invité toutes les instances cantonales à se joindre au projet et à mettre sur pied leur propre réveillon, indique Esther Güdel, responsable de la communication. Au final, ce sont ces joyeux moments de partage qui donnent aux personnes dans le besoin la force nécessaire pour affronter leur quotidien difficile.» 

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