18 décembre 2017

Vertes résolutions

La chronique de Leïla Rölli.

Leïla Rölli
Leïla Rölli, chroniqueuse verte.

«J’aimerais faire plus pour l’environnement, mais je n’ai pas le temps», «C’est trop compliqué», «De toute façon, je peux pas arrêter le réchauffement à moi tout(e) seul(e)». «Le BIO c’est trop cher»… Ces phrases je les entends régulièrement. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais plutôt une impression d’impuissance, voire un découragement devant l’ampleur de la tâche qu’est d’adopter un mode de vie totalement respectueux de la planète.

Il n’a jamais été question de tout plaquer pour élever des chèvres et vivre d’eau, de pluie, et de pissenlits. Il s’agit ici de faire ce qu’on peut, petit à petit, chacun à son rythme, mais d’opérer un changement permanent. Cette transition peut se faire de différentes manières:

réduire ses déchets, diminuer le gaspillage alimentaire, partir moins loin en vacances ou peut être moins souvent.

C’est aussi chevaucher à nouveau son vélo pour les petits trajets ou investir dans un caddie pour aller faire ses courses à pieds. C’est s’inscrire sur un site de covoiturage, reprendre un abonnement de bus, mais également informer son entourage, sans lui faire la morale évidemment, et sensibiliser les plus jeunes en leur montrant l’exemple.

À celles et ceux qui jettent leurs mégots ailleurs que dans un cendrier et qui pensent qu’un de plus dans la nature ne changera rien. Sachez que ce petit geste anodin peut-être comparé au vote. Chaque action compte et c’est le cumul qui fera la différence.

À celles et ceux qui laissent tourner leur moteur dans le vide pour finir d’écouter l’émission de radio au chaud, attendre un copain quelques minutes ou faire un saut au kiosque en laissant la clim pour les gosses, papi-mamie ou Médor, si vous ne pensez pas aux poumons de vos concitoyens ni à la biodiversité, pensez au moins à la santé de votre porte-monnaie, c’est toujours ça de gagné.

À toutes ces vilaines manies polluantes auxquels on ne fait pas assez attention, vos jours sont comptés, j’en ai la conviction!

Pour cette nouvelle année, il n’est pas nécessaire de prendre de trop grandes résolutions qu’on laissera tomber le 2 janvier, mais d’adopter de toutes petites habitudes inscrites dans la durabilité.

Sur ce, je vous souhaite à toutes et tous un hiver blanc et une verte année!

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