25 octobre 2017

Aventure: les astuces de Sarah Marquis

Avant de repartir pour une nouvelle expédition, cette fois-ci en Tasmanie, Sarah Marquis sort un manuel de mieux-vivre dans lequel elle distille – sous la forme de pensées, recettes et combines – le fruit de son expérience d’aventurière.

Sarah Marquis fait partie du très fermé club des explorateurs du magazine «National Geographic».
Sarah Marquis fait partie du très fermé club des explorateurs du magazine «National Geographic».
Temps de lecture 6 minutes

Le nouvel ouvrage de Sarah Marquis, La nature dans ma vie, qui sortira le 2 novembre 2017 aux Editions Michel Lafon, est à l’image de cette aventurière: frais, curieux, positif et éclectique. «Il existe des bouquins de cuisine, des bouquins de santé, des bouquins de bien-être, des bouquins de philosophie, eh bien, moi j’ai fait un méli-mélo de tout ça.»

Le résultat est lumineux, éclairant et pas prise de tête du tout. «Ce manuel est un condensé de mes expériences, j’y ai réuni le meilleur de mes trucs, astuces et pensées, ce sont des petites graines que je sème et qui, je l’espère, vont germer dans l’esprit des personnes qui le liront.» En voici un échantillon tout exprès sélectionné et commenté par Sarah Marquis pour les lectrices et lecteurs de Migros Magazine…

Potion magique

Végétarienne depuis l’âge de 11 ans et sportive accomplie, cette exploratrice est très attentive à son alimentation. Pour faire le plein d’énergie et remplacer ce qu’elle appelle des «en-cas stupides», elle a créé le Hulk Juice! «Il contient tous ce dont l’organisme a besoin pour la journée», précise-t-elle. En voici la recette: mettre dans une centrifugeuse du gingembre frais (l’équivalent d’un pouce), du curcuma frais (½ auriculaire), 4 carottes de bonne taille, 1 pomme, ½ concombre, 3 oranges et la moitié d’un citron avec la peau. Mixer ensuite le jus obtenu avec 2 poignées d’épinard frais, ½ cs de spiruline en poudre, la moitié d’un avocat, 1 cs d’huile (1re pression à froid de votre choix), 1 cc d’huile vierge de lin et 1 cc d’huile de germe de blé. Santé!

Shot antigrippe

«Quand arrive la mauvaise saison, que tout le monde commence à être malade, je prépare une petite bouteille de mon remède naturel antigrippe.» Sarah Marquis ressort alors sa centrifugeuse pour se confectionner un jus avec 3 racines de gingembre, 2 gousses d’ail et 2 citrons moyens. Jus qu’elle conserve au frigo. Elle le prend ensuite soit à titre préventif («Je fais une cure d’une semaine.»), soit lorsqu’elle a un coup de mou. «Ça booste le système immunitaire, ça te réveille de l’intérieur, c’est vraiment un truc incroyable!» Attention, cet élixir est puissant, il ne faut pas en boire plus d’un mini-shot par jour et même s’abstenir d’en consommer si l’on prend des médicaments avec lesquels il pourrait interférer!

Chaussures à son pied

Comment choisir ses souliers de marche? «Ça, c’est une question que l’on me pose tout le temps. Trop souvent les vendeurs n’y connaissent rien et racontent des salades! En fait, il faut simplement prendre une paire de chaussures montante, robuste et qui fasse une taille et demie de plus que la pointure habituelle.» Pourquoi?

Pour éviter les frottements, car le pied n’est pas le même dans l’effort: il vit, travaille et aura tendance à s’affaisser et gonfler.

Petits petons

Les ampoules, cauchemar du randonneur! «J’ai rencontré des milliers de marcheurs qui avaient des milliers de trucs différents pour prévenir les cloques. L’essentiel, selon moi, c’est déjà de couper ses ongles à ras et de prendre soin de ses pieds, de les chouchouter. Le soir, je les masse avec de l’huile essentielle de tea tree.» Elle marche aussi avec des semelles faites sur mesure. «Un excellent investissement parce qu’on a tous des pieds différents, et que le gauche n’est pas le même que le droit.» Enfin, elle ne porte qu’une paire de chaussettes – la même marque depuis plus de dix ans («des Falke TK2»)!

Prendre soin des ses pieds est essentiel pour Sarah Marquis.

Tea time

«Dans les moments où l’on devient fragile – et j’en ai connu quelques-uns durant mes expéditions – on doit pouvoir se régénérer. Pour cela, je m’arrête et me crée une espèce de bulle dans laquelle je rentre pour m’extraire du monde, échapper au stress… A l’intérieur, je me fais du thé, c’est mon rituel à moi. D’autres tricoteront ou boiront une bière. Qu’importe, l’important est de se centrer avec quelque chose de familier.»

En avant, marche!

Sarah Marquis aime les challenges. Elle propose donc à ses lectrices et lecteurs de marcher trente minutes par jour. «C’est à la portée de tous! Il suffit de parquer sa voiture un peu plus loin de son lieu de travail ou de descendre du bus avant destination, puis de faire le reste du chemin à pied.» Et c’est tout bénéfice puisque ça fait fonctionner l’organisme et ça donne du temps pour penser.

Trente minutes de marche, ça peut déjà régler un bon nombre de nos bobos quotidiens, c’est un vrai médicament pour le corps et l’esprit.

Bain de bouche

«L’oil pulling est un truc vieux comme le monde que j’ai emprunté à la médecine ayurvédique. C’est un bain de bouche à l’huile – moi, j’utilise de l’huile de coco – qui revigore les gencives et élimine les bactéries qui, durant la nuit, sont remontées dans la bouche via le tube digestif.» Et en prime, ce gargarisme matinal blanchit les dents! «De plus en plus de nanas à Hollywood commencent à adopter cette technique ancestrale, c’est rigolo!»

La tête à l’envers

Le fonctionnement de notre organisme est influencé par l’attraction terrestre. «Tout tend donc à descendre vers le bas. Par conséquent, faire la chauve-souris une fois par jour, même trois minutes, soulage les organes de cette pression et leur permet de fonctionner différemment. C’est une manière de régénérer le corps et le cerveau.» Les acrobates feront la chandelle, les autres le poirier. «Moi, je réponds à mes mails quand je suis dans cette position.»

Sur un nuage

Il y a plusieurs façons de méditer. Par exemple, active en marchant et passive en restant assis ou allongé au pied d’un arbre à scruter les cumulus. «Cette méditation-là s’est imposée à moi lors de mes expéditions. Parfois, en effet, je ne pouvais pas marcher entre 11 h 30 et 13 h 30 à cause de la chaleur. Et comme je n’avais ni livre ni musique avec moi, je devais passer deux heures à ne rien faire. Alors, j’ai commencé à regarder les nuages et à interpréter les formes comme on le fait quand on est enfant.

On médite ainsi sans vraiment s’en rendre compte, c’est un exercice très libérateur.

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