17 octobre 2017

Un rire toutes les quinze secondes

La chronique de Marie-Thérèse Porchet.

Marie-Thérèse Porchet
Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet.

Depuis la semaine dernière, je suis de retour dans le spectacle où j’ai fait mes débuts il y a presque vingt-cinq ans: La Revue genevoise. Avec 18 artistes sur scène, 27 tableaux, 200 costumes et près de 500 rires par soir, La Revue évoque entre autres un atelier-rencontre destiné aux premières dames du monde, atelier qu’on appelle le Point G8. Vous y verrez Sophie Trudeau, Brigitte Macron, Melania Trump, mais pas Angela Merkel, car c’est réservé aux dames.

On y parle aussi de Bernard Nicod, le Polanski de l’immobilier. Et de ses pauvres stagiaires, qui ne s’attendaient pas à ce que le rapport de stage, ce soit tous les jours... Une année exceptionnelle, pour Bernard Nicod, qui a même failli devenir locataire. D’un petit meublé d’une pièce à Bochuz!

Vous découvrirez les grandes idées de Luc Barthassat pour fluidifier le trafic à Genève. Par exemple: interdire la circulation aux heures de pointe, introduire la conduite à gauche un jour sur deux (sauf pour les camions). Et pour éviter les accidents de vélo, interdire les trottoirs aux piétons.

Vous apprendrez que cette année, en raison des conditions météo, le fendant valaisan a été doublement touché: d’abord par le gel à Neuchâtel, ensuite par la grêle dans le canton de Vaud... Et que les nouvelles lois fédérales interdisent aux messieurs de se gratter les testicules en public. A cause de la taxe au sac!

Vous entendrez également que si Didier Burkhalter était aux affaires étrangères, ses collègues avaient plutôt le sentiment que toutes les affaires lui étaient étrangères. Et que s’il a démissionné, c’est pour pouvoir enfin passer moins de temps avec son épouse...

En ce qui me concerne, je me retrouve face à un djihadiste de l’Etat Alémanique, Hans Peter Abou Mohamed Al Mektoum Zweifel. Qui a l’intention de se faire exploser au Salon de l’Auto, pour que disparaissent enfin toutes ces hôtesses à moitié à poil et ces hordes de Suisses allemands qui viennent à Genève début mars pour se faire déboucher le gicleur et lubrifier le piston... Sketch a priori tragique. Mais au fond, un Suisse allemand kamikaze, ça a un bon côté: ça en fait un de moins!

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