22 décembre 2014

La crèche de tous les sens de Maurice Bianchi et Crea Calame

Maurice Bianchi et Crea Calame ont créé une «crèche de tous les sens»: un extraordinaire village sicilien de 170 m2, avec son marché, son école et ses habitants.

Crea Calame et Maurice Bianchi, créateurs d'une crèche de 170 mètres carrés.
Crea Calame et Maurice Bianchi ont uni leurs efforts dès 2009 pour faire naître ce fabuleux village.
Temps de lecture 3 minutes

Imaginez une crèche de plus de 170 mètres carrés, composée de fières maisons blanches siciliennes du XVIIe ainsi que de 500 personnages de terre cuite: c’est l’aboutissement du travail titanesque de deux passionnés, Crea Calame et Maurice Bianchi.

Anciens camarades d’école, ils ont uni leurs efforts dès 2009 pour faire naître ce fabuleux village où chaque détail est minutieusement reproduit: étals du marché débordant de fruits, de chapelets de saucisses, de poissons argentés ou de fromages variés, école aux élèves sages ou turbulents, maisons ouvertes sur l’intimité de leurs habitants, tout y est – mais au 1/9. «Pour nous, c’est tous les jours Noël, remarque Crea Calame. Les personnages sont tous créés par le même artisan sicilien. Nous allons acheter des éléments de décoration à Naples, où il y a des crèches toute l’année. Et on est sans cesse à l’affût de miniatures: dans les vide-greniers, dans les brocantes. Ce qu’on ne trouve pas, on le fait nous-mêmes en pâte Fimo et en pâte à sel.»

Magie ultime pour les visiteurs: ils ont le droit de tout toucher – et de goûter aux douceurs proposées sur l’étal de la boulangère. «C’est pour cela qu’on l’appelle la crèche de tous les sens: on peut la voir de dessus, de dessous, puiser de l’eau au puits, entendre le moulin grincer…», souligne Maurice Bianchi.

Un jeu attend les plus jeunes, et des chaises avec des plaids les plus fatigués. Une brochure détaillant la dimension symbolique de cette œuvre est proposée à ceux qui aspirent à une approche plus spirituelle.
Mais le plus simple est encore de s’accroupir et de plonger son regard dans cet espace merveilleux. On aborde alors la crèche de la meilleure des manières possible: comme si on y était!

Une journée dans la vie de Maurice Bianchi

5h Solidarité maritale

un réveil matin réglé sur 5h.

«Quatre fois par semaine, je me réveille très tôt pour accompagner ma femme à la gare.»

10h Pas de fausse note

Maurice Bianchi au synthétiseur.

«J’anime régulièrement des thés dansants. J’ai une clientèle fidèle du 3e âge, qui danse souvent du début à la fin! J’ai ainsi l’impression de donner du bonheur, c’est gratifiant. Je fais aussi des animations musicales pour les sorties de boîte, les mariages. Alors le matin, je répète mon répertoire. Je fais beaucoup de variété italienne et française. Mais il y a un morceau que je ne supporte plus: la macarena!»

Souvenir d’enfance

Une photo de classe à Yverdon où figurent Maurice Bianchi et Crea Calame.

«Crea et moi avons fait notre 4e et notre 5e année primaire ensemble, avant de nous perdre de vue durant quarante ans! On s’est retrouvés en 2009 lors d’une célébration à Yverdon, où elle habite. Elle avait vu ma crèche auparavant et, comme elle partage cette passion, elle m’a dit: «Viens faire rêver Yverdon!» Depuis, on crée ensemble et on se partage le travail, on est complémentaires.»

14h L'attrait de la miniature

maurice bianchi et crea calame en train d'installer leur crèche à La Chaux-de-Fonds.

«L’après-midi, je me consacre à la crèche, surtout actuellement, avec l’exposition. Chaque mise en place exige de la minutie, et c’est tellement passionnant qu’on ne se rend pas compte que le temps passe!»

Papier magique

du papier rocher utilisé pour les crèches.

«Un élément essentiel de la crèche réside dans le «papier rocher». C’est un papier souple et épais qu’on achète en feuilles en Italie. Il suffit de le froisser pour créer des rochers plus vrais que nature. Atout supplémentaire: il est réutilisable aussi souvent qu’on le désire.»

La mascotte

une jeune femme en terre cuite. personnage de crèche.

«Crea et moi aimons particulièrement cette jeune femme en terre cuite. Regardez son visage rêveur, elle est belle, n’est-ce pas? Cette fois-ci, on a décidé de la placer devant l’étal du poissonnier. On la change à chaque fois d’endroit, mais elle a toujours sa place dans la crèche.»

© Migros Magazine – Véronique Kipfer

Photographe: Mathieu Spohn

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