26 janvier 2018

Une pile électrique

Ultrasportive et passionnée de montagne, la journaliste Maya Chollet dévore les kilomètres à pied. Pour exister en accéléré.

Maya Chollet en train de courir
Le sport tient une place essentielle dans la vie de la journaliste Maya Chollet. (Photo: Nicolas Righetti)
Temps de lecture 3 minutes

«Je ne sais pas tout faire, mais j’aime tout essayer. Et surtout, je ne supporte pas la routine.» Cela pourrait être la devise de Maya Chollet, 30 ans, journaliste à la RTS, qui collectionne voyages et exploits sportifs: marathon, triathlon, Inferno (quadriathlon avec 5500 m de dénivelé).

Silhouette fine et foulée volontaire, elle vient même de boucler, à la 3e position de sa catégorie, un Ironman à Nice: 3,8 km en mer, 180 km à vélo et 42,1 km de course à pied!

On souffre, mais ce sont des sensations incroyables, comme un film au ralenti, tout est très intense et irréel à la fois. Notre cerveau est projeté dans un autre monde.

Maya Chollet a de l’énergie à revendre. Et de l’ennui à abattre. Comme une envie de vivre en courant. D’arpenter les reliefs, d’avaler les dénivelés. Pour flirter avec cette montagne qu’elle aime tant et qui lui a pris trop tôt sa mère alpiniste: «J’ai envie de profiter à fond parce que j’ai perdu beaucoup de gens proches.»

L’enfance? À Palézieux (VD) et au grand air. Elle grimpe aux arbres et passe ses nuits dehors à regarder les constellations. Première compétition de natation à 9 ans.

Mais j’étais nulle. Parce que c’est un sport de vitesse et que j’étais faite pour l’endurance.

Persévérante, aventurière, curieuse. On pourrait rajouter: affamée, généreuse, ultrasensible. Cet été, elle s’attaque à la coupe du monde de Sky Race: cinq courses dans trois pays. Pour sprinter dans le ciel et être plus près des étoiles.

Une journée avec Maya Chollet

(Photo: Nicolas Righetti)

6 h 30: à vélo
«Je n’ai pas de voiture et je fais tous mes déplacements à vélo, de Genève à Lausanne parfois! C’est le moyen de transport le plus efficace. Et il n’est pas électrique, quelle horreur, qu’est-ce que je ferai quand je serai vieille?»

(Photo: Nicolas Righetti)

7 h 00: à l’eau
«Presque tous les matins, je vais nager avec la police et les pompiers à la piscine des Vernets. J’ai fait dix ans de compétition. L’eau, c’est mon élément. Ça me détend, ça me défoule et j’ai plein d’idées de sujets qui me viennent. Petite, j’apprenais déjà mes vocs en nageant!»

(Photo: Nicolas Righetti)

9 h 00: pause café
«J’aime beaucoup retrouver Isabelle Moncada autour d’un café. On est nées le même jour à vingt ans d’écart! Elle est spontanée, dynamique et a beaucoup d’expérience professionnelle. On discute de tout et de rien, de journalisme d’investigation et il m’arrive de lui demander conseil.»

(Photo: Nicolas Righetti)

10 h 00: «Allô?»
«Je passe environ quatre heures par jour au téléphone pour les enquêtes que je dois faire pour ‹On en parle›, ‹À bon entendeur› ou ‹36,9°›. J’ai la chance de pouvoir travailler pour la radio et la télévision. Journaliste, c’est le plus beau métier du monde: il n’y a pas deux minutes pareilles et c’est un formidable travail d’équipe.»

(Photo: Nicolas Righetti)

12 h 00: course à pied
«À midi, je vais courir, seule ou avec des collègues, et par tous les temps! L’entraînement, ça me fait marrer. C’est un moment d’évasion. Et si je ne peux pas y aller à midi, je retrouve le groupe élite du Stade Genève, le soir, pour du fractionné et de la musculation.»

(Photo: Nicolas Righetti)

14 h 00: montagne
«J’ai la chance de pouvoir participer à l’émission ‹Altitudes› de Simon Matthey-Doret. Je dois faire sept reportages sur la montagne. Je suis donc beaucoup sur le terrain, je découvre des gens vrais, simples, endurants, qui ont des histoires bouleversantes à raconter. Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est les rencontres qu’il m’apporte.»

16 h 00: interview
«Pour une chronique de RTS la Première, je dois faire des portraits de gens qui sortent de l’ordinaire. Ce qui me permet de découvrir des personnes incroyables. Là, j’ai trouvé un détective privé. Il fait un métier pas si différent du mien finalement…»

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