27 février 2018

Neymar chevillé au corps

La blessure de la star brésilienne du PSG à la veille d’une bataille décisive contre le Real Madrid fait surgir un poignant contraste: lui a mal au pied et ses supporters à la tête.

Un seul être vous manque et tout est gazon maudit.
Un seul être vous manque et tout est gazon maudit. (Capture d'écran BEIN)

Jamais on n'aura autant parlé de métatarse. La blessure au pied et à la cheville de Neymar lors du classico PSG-OM n’est pas loin de tourner au débat interplanétaire. Jouera, jouera pas contre le Real Madrid le 6 mars? L’angoisse monte, le mal court, la France a peur: on lui a gâté son enfant gâté.

Gâté, c’est encore peu dire. Depuis qu’il est à Paris, le Brésilien se comporte comme ni Ronaldo à Madrid ni Messi à Barcelone n’oseraient. Jours de retard systématiques après les trêves, bastringue sévèremment arrosée pour son anniversaire à 48 heures d’un match, comportement ultra individualiste sur le terrain, grigis et feintes gratuites, provocantes, qui n'apportent rien à l’équipe et semblent n'avoir comme seul objectif que de faire enrager des adversaires ouvertement méprisés.

Avec un sentiment d’impunité quasi affiché. Si lui, l’un des trois meilleurs joueurs du monde, consent, pour 3 millions par mois quand même, à venir s’embêter sur les pelouses moisies d’un championnat de deuxième zone, même appelé Ligue 1, il a bien droit à des compensations dues à son rang de star mondiale.

Les mêmes pourtant qui défendent les caprices de Neymar, au nom de son talent phénoménal, en sont aujourd’hui à essayer de se convaincre que finalement il n’est pas si important que ça. Que le PSG pourra s’en passer sans dommage face au Real.

Parce que Di Maria, le remplaçant désigné, saura saisir cette opportunité d’endosser enfin le costume du sauveur. Parce que le Real croira trop vite avoir partie gagnée. Parce que de toute façon Neymar aurait été encore plus mauvais qu’au match aller.

C’est une chose qu’il faut laisser au fantasque Brésilien: s’il ridiculise ses adversaires à chaque match, ses supporters eux y arrivent bien tout seuls.

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