6 décembre 2017

Onze conseils pour survivre aux Fêtes

Annette Cina, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP à Fribourg, explique comment passer Noël et Nouvel An dans le calme et la sérénité.

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Non, les fêtes de fin d’année ne doivent pas forcément tourner au marathon...

Non, les fêtes de fin d’année ne doivent pas forcément tourner au marathon. Et non, il n’est pas inéluctable que la tension monte lors des réunions familiales. Afin de retrouver notre âme d’enfant et de faire des fêtes, et plus spécifiquement de Noël, le moment de calme et de partage joyeux qu’elles devraient être, Annette Cina, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP à l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille à Fribourg, donne les recommandations suivantes:

1. Planifier ses fêtes

Stratégie essentielle à des jours de fête paisibles: la planification. «Il est nécessaire de réfléchir à l’avance à la manière dont on veut et va passer la journée, à ce qui est réaliste ou pas et à ce que signifie par exemple la fête de Noël pour nous, souligne ainsi Annette Cina. Si on sait ce que l’on veut, il est ensuite plus facile de planifier – et pourquoi pas de déléguer une partie des tâches – en conséquence. Car le constat est simple: si on est stressé, on ne peut pas passer une journée de fête sereine.»

2. Être honnête avec soi-même

Il est essentiel de se demander ce qu’on désire de la fête et d’être honnête avec soi: que peut-on accepter ou pas? «Il faut réaliser qu’on a toujours le choix, remarque la psychologue fribourgeoise. Et lorsque la décision vient de nous, quelle qu’elle soit, on est ensuite plus calme et plus apte à supporter les situations. Mais il faut parfois un peu de courage pour l’assumer!» Il s’agit ensuite d’expliquer gentiment mais fermement aux autres ses besoins personnels – sieste du bébé qui nécessite qu’on arrive plus tard, envie de passer sans s’attarder, etc. –, puis de s’y tenir.

3. Rester réaliste

On est souvent victime de la vision idéalisée que nous avions des fêtes de fin d’année étant enfant, et de nos attentes vis-à-vis de nous-mêmes et des autres. On fait ainsi un «pot commun» de tous nos idéaux… qui seront forcément déçus, puisque la réalité n’est jamais parfaite et que les gens ne changent pas d’un coup de baguette magique! Il vaut donc mieux rester réaliste, et réviser les attentes inconsidérées.

4. Connaître les attentes des autres

Discuter à l’avance avec les différents membres de la famille permet de cerner et de vérifier les attentes de chacun, et d’y réagir au mieux. Car qui sait si la grand-maman, qui a préparé seule un buffet pour tous durant trente ans, n’est pas contente de passer dorénavant la main aux enfants et petits-enfants? À communiquer au préalable, on évite ainsi également bon nombre de conflits le jour J.

5. Penser au bien-être des enfants

Avec des schémas familiaux de plus en plus complexes, la psychologue conseille vivement de réfléchir avant tout au bien-être de l’enfant. Et de lui demander son avis, plutôt que de lui imposer cinq fêtes en enchaînement. Ce dernier préfère éviter la nôtre cette année? On ne le prendra pas personnellement et on lui montrera qu’on est près de lui avec le cœur ce jour-là, en lui envoyant un texto, un bref appel téléphonique ou un petit coucou par Skype.

6. Se reposer le jour d’avant

Plutôt que de se lancer encore dans des achats effrénés d’aliments et de cadeaux le matin même, la psychologue fribourgeoise conseille d’anticiper au maximum tout ce qu’il y a à faire et de se reposer le jour avant la fête. Cela permet d’aborder ensuite la journée avec une bienheureuse zénitude.

7. Simplifier le repas

Pourquoi faudrait-il absolument que le repas se compose de dix plats et dure des heures? Même si l’idée de vouloir gâter ses convives est généreuse, cela engendre une pression et une fatigue terribles. Et si le résultat ne correspond pas, la déception est immense. Mieux vaut préférer un repas simple mais joliment présenté, qui favorisera la convivialité et évitera un stress inutile – et une accumulation des calories.

8. Être présent avec joie

On ne peut rester qu’un petit moment? «Ce n’est pas grave, tant qu’on en profite pleinement, avec tout notre cœur, durant notre temps de présence. C’est la qualité de l’échange qui embellira la fête», note Annette Cina.

9. Libérer les plus petits

On ne peut pas attendre d’un enfant de 4 ans qu’il reste des heures à table sans piper mot. Pour les plus jeunes, on proposera donc un repas simplifié et rapide, histoire qu’ils puissent ensuite aller jouer. Mieux: on peut faire un apéro qui remplira un peu les ventres, puis passer directement aux cadeaux avant le repas. Après avoir mangé, les enfants pourront ainsi profiter de leurs jouets – et les adultes d’un peu de calme pour discuter.

10. Faire une pause si nécessaire

La réunion familiale tourne quand même à l’aigre, malgré toutes vos bonnes intentions? Vous avez le droit de faire une pause en quittant la pièce et en allant bouquiner un moment, regarder la télé ou prendre l’air! «Il faut se donner la liberté de prendre de la distance si on le désire, et de revenir un peu plus tard. Cela permet de reprendre le contrôle de ses émotions, et de terminer généralement la journée dans de biens meilleures conditions.»

11. Relativiser un peu…

Quant aux problèmes d’intendance, de rôti brûlé ou autre, «il suffit de se demander: est-ce que je peux vivre avec? Est-ce vraiment si important? La plupart du temps, on réalise que ce n’est vraiment pas si grave que ça…»

Annette Cina, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP à l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille à Fribourg .

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