14 juin 2019

Là-haut sur la colline bernoise...

Le Gurten a conquis le cœur de Patrick Vogel. Responsable de l’offre culinaire, il n’imagine pas un lieu de travail plus idyllique. Il aime se renouveler sans cesse et, à partir de cet automne, il proposera un brunch végétarien.

Directeur des restaurants du Gurten, Patrick Vogel aime aller au contact des clients et aider ses collaborateurs au service.
Directeur des restaurants du Gurten, Patrick Vogel aime aller au contact des clients et aider ses collaborateurs au service.

«Savez-vous où a eu lieu la première course de ski en Suisse?» Patrick Vogel, 38 ans, sourit et déclare avec fierté: «Sur le Gurten, en 1902!» L’homme s’adresse à des visiteurs d’un certain âge ­auxquels il raconte des anecdotes au sujet du «Güsche», comme les Bernois nomment affectueusement leur colline.

Cela fait six ans que Patrick Vogel travaille ici, à 858 m d’altitude. Il y a trois ans, il a pris la direction des restaurants et autres lieux d’accueil du public. Il n’imagine pas de cadre professionnel plus agréable. «Je n’ai eu nulle part ailleurs l’occasion de faire autant évoluer les choses», affirme-t-il. Il réfléchit actuellement à un nouveau concept pour la terrasse ­située à l’entrée du bâtiment principal. «Le restaurant et l’espace extérieur doivent être davantage en harmonie», explique le chef.

Épaulé d’une solide équipe de soixante personnes, il proposera dès l’automne prochain un brunch végétarien, avec de nombreuses options végétaliennes. Chaque dimanche, quelque 500 personnes font le déplacement pour bruncher au Gurten. Grâce au funiculaire, ils atteignent sans effort le sommet de la colline.

Des goûts bien affirmés

Cuisinier de formation, Patrick Vogel est souvent aux fourneaux chez lui à Wabern. Son épouse et lui apprécient les plaisirs culinaires. «Pour préparer mon osso buco, j’ai besoin de trois heures, sans me presser. Ma femme trouve que c’est souvent trop long», avoue l’épicurien. Quand il a le choix entre fromage et dessert, notre homme opte pour le premier: «Le sucré, ce n’est pas mon truc, surtout les bananes.» C’est pourquoi celles-ci n’apparaissent jamais à la carte du restaurant du Gurten.

Sur la colline, on retrouve souvent Patrick Vogel au contact des clients, et bien plus rarement dans son petit bureau. Il aide les collaborateurs au service, salue les clients ou montre aux curieux les sculptures en fer de Bernhard Luginbühl et les jeux d’eau conçus par l’artiste argovien Max Frey. «Ce que j’aime le plus, c’est rendre les visiteurs heureux», résume-t-il.

Le petit train du parc fait le bonheur des enfants.

Dans la pratique, Patrick Vogel est bien plus qu’un simple chef cuisinier; il gère en effet trois cuisines, deux restaurants, trois terrasses, quatre espaces dédiés aux événements, huit salles de séminaire, deux chambres d’hôtel et un parc de jeux aux innombrables attractions, comme un toboggan à billes et un petit train. Un cahier des charges bien étoffé que notre homme remplit avec passion: «Cette diversité rend notre offre unique.» Congrès, mariages, fêtes d’anniversaire pour les enfants, tout est possible, même une soirée techno. Et à chaque fois, notre directeur est aux commandes, fidèle à sa devise: se renouveler, encore et toujours.

Benutzer-Kommentare

Plus sur ce thème

Eric Ribstein prend soin des plantes et des visiteurs depuis de nombreuses années.
Le Signal de Bougy offre une vue splendide sur le Léman.
Le parc Pré vert de Rüschlikon propose une foule d’activités pour petits et grands.

Articles liés

La superbe vue des gorges de la Via Mala n’est pas recommandée aux personnes sujettes au vertige.

Une voie millénaire

Vertigineux: le barrage mesure 148 mètres et est le cinquième plus haut de Suisse romande (photo: Valais Wallis Promotion).

Moiry: entre splendeur et intemporalité

Plusieurs équipes venant de toute l’Europe sont invitées à imaginer à Rorschach des sculptures de sable éphémères (photo: DR).

Des merveilles peu connues

La façade du musée Titanic Belfast rappelle la proue du célèbre transatlantique.

Émouvante Belfast