14 juin 2019

Le poumon de Bâle

Difficile de trouver un cadre de travail plus idyllique: depuis plus de vingt ans, Eric Ribstein est jardinier en chef au Parc Pré Vert de Münchenstein (BL). Si certains habitués le tutoient, la famille de castors, qui a élu domicile derrière le lac, joue encore les timides.

Eric Ribstein prend soin des plantes et des visiteurs depuis de nombreuses années.
Eric Ribstein prend soin des plantes et des visiteurs depuis de nombreuses années.

Si la hutte des castors derrière le lac est bien visible, ses habitants se montrent plus discrets la journée. «J’ai eu la chance d’apercevoir l’un d’entre eux nager dans le lac un jour, à l’aube, raconte l’Alsacien Eric Ribstein, 55 ans, jardinier en chef au Parc Pré Vert de Münchenstein (BL). J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’un morceau de bois, puis il a bougé.» Selon le service Conseil Castor de Bâle, les bébés ont dû naître en début d’année, mais notre homme ne les a encore jamais vus.

Si la hutte des castors est bien visible, les animaux eux-mêmes se font discrets.

Le premier castor s’est installé ici il y a quatre ou cinq ans. Des espèces rares ­d’oiseaux telles que des bihoreaux gris ou des martins-pêcheurs ont également été observées dans le parc. «C’est évidemment une très grande fierté», avoue Eric Ribstein qui se consacre aux plantations et à l’entretien du parc, financé par le Pour-cent culturel Migros. Tandis que son équipe de cinq jardiniers et lui accordent une attention toute particulière à la partie avant située autour du restaurant, ils laissent la partie arrière du parc aussi naturelle et sauvage que possible. 

Apprenti dans les jardins royaux

Eric Ribstein a commencé en 1987 comme simple jardinier dans le parc. Auparavant, le jeune Français avait déjà eu la chance de travailler une année dans le jardin du château de Versailles. Habitant aujourd’hui en Alsace, il se rend tous les jours à Münchenstein (BL) et maîtrise le dialecte bâlois à la perfection. Pour le jardinier, le travail a bien changé. Les tâches organisationnelles et administratives occupent désormais une grande partie de son temps, mais il reste présent sur le ­terrain. Il connaît les habitués et beaucoup le tutoient. Les visiteurs le félicitent souvent pour le travail accompli et les critiques sont rares. «Je suis même la personne de contact d’un vieux monsieur si quelque chose venait à lui arriver au parc.»

Depuis quelque temps, les pratiques horticoles ont changé. «Aujourd’hui, nous utilisons moins de produits chimiques», explique Eric Ribstein. Même le comportement des visiteurs a évolué. «Malgré une ­fréquentation en hausse, les déchets ­abandonnés dans la nature restent faibles.» Et ce, même si l’espace accueille jusqu’à 10 000 personnes les jours de beau temps.

Le dinosaure, l’emblème de l'exposition «Grün 80» est toujours là.

Ce respect s’explique sans doute par le fait que le site de 13 hectares, véritable poumon vert de Bâle, est très apprécié. Celui-ci a été créé dans le cadre de la légendaire ­exposition dédiée au jardinage «Grün 80». Le dinosaure, l’emblème qui a marqué tous les visiteurs de l’époque, est toujours fidèle au poste, même si l’original a été remplacé.

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