16 décembre 2017

Philippe Soltermann, le théâtre et Hubert-Félix Thiéfaine

Philippe Soltermann, l’homme de théâtre vaudois, répète en ce moment un monologue qu’il a écrit autour de l’univers et des textes du chanteur-poète Hubert-Félix Thiéfaine.

Philippe Soltermann
Philippe Soltermann en pleine répétition...

«Ma première rencontre avec Hubert-Félix Thiéfaine? À 14 ans, grâce à un copain qui écoutais J’arriverai par l’ascenseur de 22 h 43. Du coup, c’est le titre que j’ai donné à mon spectacle.» Comédien et metteur en scène plutôt actif en Romandie, Philippe Soltermann a aujourd’hui 43 ans. Et son amour pour l’univers d’Hubert-Félix Thiéfaine ne s’est jamais démenti. «Je lui dois une belle ardoise, puisque Thiéfaine m’a ouvert à Rimbaud, à Baudelaire, mais aussi à Nietzsche. En quelque sorte, à travers ce monologue, je paie ma dette, autour de ses propres textes.»

De son propre aveu, le parcours scolaire de Philippe Soltermann a été quelque peu chaotique, et ce sont bien les formules décalées et le travail particulier sur la langue du chanteur-poète qui l’ont ouvert à l’amour des textes dont il a finalement fait son métier. Hasard et petit clin d’œil de deux histoires qui se rencontrent, 2018 marque les quarante ans de la déjà très longue carrière d’Hubert-Félix Thiéfaine. Mais aussi les vingt ans de sa première grande salle, Bercy à Paris. Avec Philippe Soltermann dans le public.

Une journée avec Philippe Soltermann

7h: Ordinateur «C’est le moment que je consacre à lire mes messages, mais aussi à d’autres tâches informatiques comme la gestion de la page de mon spectacle. Cette dernière a déjà dépassé les 700 followers: les réseaux sociaux peuvent aussi constituer un bon moyen de promouvoir l’art.»

8h: Apprentissage du texte«Ce n’est pas parce que c’est moi qui l’ai écrit qu’il ne faut pas l’apprendre. Surtout que la mise en scène et les discussions avec Lorenzo Malaguerra l’ont passablement modifié depuis que j’ai fini de l’écrire en septembre. Je suis géographe de formation et j’ai plutôt une bonne mémoire, alors avec l’habitude et la constance, ça ne pose pas de problème.»

13h: Répétition «Le spectacle démarre mi-janvier 2018 et nous sommes en pleine répétition depuis plusieurs semaines: jusqu’à trois ou quatre heures de suite, avec un gros travail sur la dramaturgie. Comme il s’agit d’un monologue, on ne bloque pas une troupe entière de comédiens, ce qui simplifie les choses. Tout comme le fait de connaître le travail du metteur en scène, qui est par ailleurs le directeur du théâtre du Crochetan de Monthey où l’on répète.»

Le disque d’Hubert-Félix Thiéfaine préféré «Sans conteste Soleil cherche futur. Bon, je les ai et les aime tous, et ce choix n’est peut-être pas le plus original, puisque c’est l’un de ses plus connus. Mais je l’ai tellement écouté…»

18h: Repas « Je suis très gourmand, j’adore cuisiner et savourer les bonnes choses, y compris des mets simples mais goûteux comme la fondue. Et le café, bien sûr: j’en bois une bonne dizaine par jour. Parfois, comme ici, avec ma bonne vieille cafetière napolitaine dont je ne me suis jamais lassé.»

21h: Lecture, presse et philo «J’adore lire la presse depuis toujours. Et puis la philosophie, entre autres Schopenhauer, dont la dimension sans rédemption me parle. Et contrairement à ce que d’aucuns pensent, ce n’est pas difficile à lire.»

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