8 mars 2018

Plus Qatar que tu ne crois

L’élimination du PSG de la Ligue des Champions souligne l’échec d’une politique sportive où l’argent peine à compenser le manque d’histoire.

Nasser  Al-Khelaïfi, le président du PSG,ne veut plus revoir ça
Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG,ne veut plus revoir ça (capture d’écran RMC)

«Je préfère l’Espagne au Qatar, donc je suis pour le Real». Il fallait bien l’iconoclaste essayiste libéral Alain Minc, interrogé à la veille du match PSG-Real Madrid, pour dire tout haut ce que tout le monde pense tout haut.

A savoir que ce PSG en mains qataries ferait plutôt pitié qu’envie. A moins d’être parigot jusqu’à la moelle des os. Son incapacité à avancer en Ligue des Champions, objectif avoué de l’émir du Qatar, tourne au running gag.

L’émir pourtant avait mis cette fois le pactole, et le tout gros: près de 400 millions pour s’attacher le talent du prodige Mbappé et celui de la star Neymar. Caramba, une nouvelle fois l’obstacle des huitièmes de finale s’est avéré trop haut. Pire, le PSG a cédé face aux madrilènes sans combattre. Comme une caricature de ce qui constitue la grande pauvreté des riches: l’absence de cœur.

Et de quoi réjouir la grande tribu des moralistes du ballon rond, toujours prompts à donner des leçons à la terre entière, surtout quand les puissants mordent le gazon. L’argent ne peut pas tout! L’histoire ne s’achète pas!

+Il y a pourtant quelque chose de vrai dans cette histoire d’histoire: le lendemain, la Juventus, la vieille dame, club vénérable s’il en est, renversait à Londres une situation désespérée, contre les bouillants Spurs de Tottenham, et à la seule force de la volonté. Malgré sa richesse.

L’émir, lui, présent dans les tribunes du Parc des Princes, s’est éclipsé dès la 66ème minute, et le carton rouge de Verratti, se rendant bien compte que tout était perdu. Même et surtout l’honneur.

Quant à Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et ami personnel de l’émir, il serait toujours en train d’essayer de comprendre comment avec des investissements pareils, le succès a pu ne pas être au rendez-vous. Quelqu’un devrait lui parler de la magie du football. Des parfums de grande lessive flottent dans l’entourage parisien. Les noms d’un nouvel entraineur circulent déjà, Pochettino, Luis Enrique, Ancelotti.

Mais comme on dit désormais au Qatar: rien Nasser de courir…

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