6 juin 2018

Pourquoi ils vont gagner la Coupe du monde

Rien de plus facile que de pronostiquer le futur vainqueur de la campagne de Russie. Même Achille le chat devrait y arriver.

And the winner is… (Pixabay)
And the winner is… (Pixabay)

Astiquer les boules de cristal. Humer le vent. Lancer les algorithmes. Simuler les matchs en jeu vidéo. Compulser des kilomètres de statistiques. Ecouter les experts autoproclamés. S’en remettre à Achille le chat blanc du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, désigné pronostiqueur officiel de la Coupe du monde 2018.

Car oui l’heure est grave et la question trouble le sommeil naturellement agité des amateurs de foot. Qui va la gagner cette moche statuette?

A franchement parler, l’affaire n’est pas bien compliquée. Sachant déjà qu’à eux cinq le Brésil, l’Allemagne, l’Argentine, l’Italie et l’Uruguay ont remporté 17 des 20 coupes du monde disputées et que l’Italie ne s'est pas qualifiée, le cercle des papables peut tenir facilement dans une cabine téléphonique.

Surtout que contrairement à l’Euro, la Coupe du monde n’a jamais accouché d’une surprise taille monument, genre une victoire de la Grèce ou du Danemark. Alors qu’il ne faut qu’un match de plus -sept contre six- pour décrocher le Graal mondial. Comme si cette septième marche restait à jamais trop haute pour les viennent- ensuite. C’est au point que même la victoire d’un des principaux outsiders de cette édition 2018 -Belgique, Angleterre, Portugal – serait déjà considérée comme une sensation.

Bookmakers, experts et ordinateurs sont en tout cas à peu près unanimes pour désigner le même groupe restreint des équipes nationales susceptibles de l’emporter en finale le 15 juillet prochain au stade Loujniki. Que nous vous livrons ici dans un ordre de probabilité exclusif, décrété sans l’aide d’Achille le chat, mais en s’inspirant de ses méthodes: «Il suit un régime alimentaire strict», explique sa vétérinaire, Ana Kondrateva. Mieux encore: «sourd de naissance, Achille n’a pas peur du bruit et reste indifférent aux rumeurs».

1. Le Brésil. Parce que la revanche à prendre est proportionnelle à l’ampleur de l’humiliation subie à domicile en 2014. Parce que Paris étant magique, Neymar a eu tout le temps de se reposer. Parce que Firmino, Coutinho, et Willian en servants de messe, ça peut vous mettre le feu à n’importe quelle sacristie.

2. L’Espagne. Parce qu’avec une grosse brute derrière (Ramos), une autre devant (Costa), et entre deux une kyrielle d‘élégants et malins magiciens, on peut voir venir. Parce qu’un vrai style de jeu, maitrisé depuis des années.

3. L’Allemagne. Parce qu’à la fin… on connait la chanson.

4. La France. Parce que Jupiter descendu de son Elysée l’a dit: «Une compétition est réussie quand elle est gagnée». Parce qu’une jeunesse d’exception, à l’image de Mbappé. Parce qu’un jour Pogba finira bien par chanter un autre air que «Tu veux ou tu veux pas».

5. L’Argentine. Parce que c’est la dernière chance pour Messi de remplir autre chose que la vitrine encombrée du Barça. Parce que Leo a prévenu ses petits camarades: «si nous ne gagnons pas, la seule issue sera de quitter l’équipe nationale».
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