15 août 2017

Quand le bois remplaçait l’essence

Durant la Seconde Guerre mondiale, les célèbres camions-magasins Migros roulaient au bois.

A Zurich par exemple, quarante-cinq des cinquante-six camions-magasins roulaient au bois durant la Seconde Guerre mondiale.
A Zurich par exemple, quarante-cinq des cinquante-six camions-magasins roulaient au bois durant la Seconde Guerre mondiale (photo: archives FCM).
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Dès le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la circulation automobile a connu de drastiques changements en Suisse: les voitures des particuliers sont restées au garage ou ont été perquisitionnées. Quant à l’essence, elle a rapidement été rationnée par les autorités.

Pour Migros et ses clients, le coup était dur. C’est que le détaillant ne misait alors pas encore sur de vrais supermarchés mais sur des camions-magasins roulant à travers villes et à travers champs à la rencontre des consommateurs.

Pour continuer de pouvoir approvisionner les Suisses durant la guerre, Migros a dû adapter plusieurs de ses véhicules. A l’arrière des camions, le distributeur a installé des gazogènes, soit des appareils alimentés avec du bois et capables de produire du gaz pour faire tourner le moteur. Une idée ingénieuse pour contourner le rationnement en vigueur.

Après la guerre, ces installations ont rapidement été démontées. Il faut dire que le système n’était pas des plus performants. Il fallait ainsi trois kilo de bois pour avoir l’équivalent d’un litre d’essence. De plus, les moteurs s’encrassaient tellement qu’il fallait continuellement – et avec grand peine – les nettoyer.

Malgré le contexte, les clients se sont rappelés longtemps avec nostalgie de ces moteurs pour le moins particuliers: ces derniers constituaient le symbole que, même pendant la guerre, Migros ne les laissait pas tomber.

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