7 février 2019

Un amour de Migros

Selon les statistiques, un couple sur trois s’est rencontré au travail. Dans la moitié des cas, il ne s’agit que d’une aventure, mais dans l’autre moitié, la bagatelle débouche sur une relation sérieuse. Comme en témoignent ces duos qui se sont rencontrés à Migros.

Hamdiye Mutlu, 48 ans, et Sylvan Bertholjotti, 42 ans, sont ensemble depuis 2006. Elle occupe le poste de responsable spécialisée Fleurs/Service clientèle à Migros Regensdorf alors que lui est gérant du magasin Migros d'Albisriederplatz. (Photo: Salvatore Vinci)
Hamdiye Mutlu, 48 ans, et Sylvan Bertholjotti, 42 ans, sont ensemble depuis 2006. Elle occupe le poste de responsable spécialisée Fleurs/Service clientèle à Migros Regensdorf alors que lui est gérant du magasin Migros d'Albisriederplatz. (Photo: Salvatore Vinci)
Temps de lecture 4 minutes

Un amour piquant

L’histoire de Hamdiye Mutlu, de nationalité suisse et turque, et du Valaisan Sylvan Bertholjotti a commencé par un cactus et par un malentendu. Un jour, Hamdiye Mutlu a reçu une commande de congélateur au service clientèle du magasin Migros de Regensdorf (ZH). Quelques jours après, le client a acheté par erreur l’appareil au magasin M-Parc de Regensdorf. Hamdiye Mutlu n’a appris ce qui s’est passé que lorsqu’elle a prié le client de venir retirer sa commande. «Quand le client m’a expliqué que le congélateur se trouvait depuis longtemps chez lui, je me suis vraiment mise en colère. J’ai appelé ‹melectronics› pour ‹sonner les cloches› au responsable.» Hamdiye ne se doutait pas qu’il s’agissait de Sylvan. «Pour me faire pardonner, j’ai apporté un cactus à Hamdiye», raconte-t-il.

Quatre ans plus tard, il est devenu son chef. Au fil de leurs conversations, ils se sont découvert des points communs et des sentiments réciproques. Et depuis 2006, ils forment un couple. Ensemble, ils ont travaillé cinquante-huit ans pour Migros, n’ayant ­jamais eu d’autre employeur. Aujourd’hui, le moment des adieux est venu. Ils vont se séparer de Migros et de la Suisse. Ils se sont construit une maison au nord de la Turquie, au bord de la mer Noire. Ils emporteront avec eux le cactus que Sylvan avait autrefois offert à Hamdiye du service clientèle Migros.

Une complicité de tous les jours

Les Neuchâtelois Philippe, 60 ans, et Claudine Droz, 60 ans ont fêté leur 42 ans de mariage. Aujourd'hui ils occupent les postes de gestionnaires du commerce de détail au secteur surgelé et au rayon ménage au Marin Centre. (Photo: Salvatore Vinci)

Philippe et Claudine Droz se sont rencontrés en 1975, tous deux étaient alors en formation au «bateau-école» de Marin Centre, un magasin entièrement géré par des apprentis. C’est un accident de vélomoteur qui a rapproché les deux adolescents. «Lorsqu’il était à l’hôpital, je suis allée le voir avec des amis. J’avais de la peine de le voir comme ça. À partir de là, on a commencé à se rapprocher», confie Claudine. Pour Philippe, «ça a croché direct».

Quarante-deux ans plus tard, et un fils du même âge à leur actif, leur amour n’a pas pris une ride, tout comme leur fidélité à l’employeur qui a permis leur rencontre. En effet, ils travaillent toujours à Marin Centre, elle au rayon ménage et lui aux surgelés. Tous les employés connaissent les doyens du centre. «On essaie de manger ensemble à midi et on s’attend pour rentrer le soir, explique Philippe, mais à la maison on ne parle pas trop boulot.»

Après toute une carrière à Migros, l’heure de la retraite approche pour les jeunes sexagénaires qui se projettent déjà: petit voyages, randonnées ou croisière ­musicale, une chose est sûre, tant qu’ils ­seront ensemble, ces deux-là ne s’ennuieront pas. Le couple, qui n’a pas été épargné par les épreuves de la vie, confie une des clés de leur succès: une complicité en toute circonstance. «Monsieur est un vrai ‹emmerdeur›! Il est farceur, il m’embête tout le temps, dès le matin. Mais je ne le changerais pour rien au monde!», conclut Claudine en le regardant avec tendresse.

Un échange de mails qui mène devant l’autel

Sylvia, 41 ans, et Marc Frei, 48 ans habitent à Reinach (BL). Ils se se sont mariés en 2007. Aujourd'hui, elle est collaboratrice au service marketing de Migros Bâle alors lui est adjoint au responsable des achats de produits agricoles à Migros Bâle. (Photo: Salvatore Vinci)

Les chemins de Marc Frei et de celle qui est aujourd’hui sa femme, Sylvia, se sont croisés pour la première fois en 1997, à la Centrale d’exploitation Migros de Münchenstein. Elle y commençait un apprentissage de commerce, il était son maître d’apprentissage.

Aujourd’hui, vingt-deux ans après, Marc et Sylvia Frei travaillent toujours à Münchenstein, à Migros. «Je crois que nous avons toujours été attirés l’un par l’autre. Mais pendant ma formation, une relation était tout à fait hors de question, en raison de notre différence d’âge», confie Sylvia.

Ce n’est que quelques années plus tard, lorsqu’ils ont dû organiser ensemble un week-end de ski pour l’entreprise, que leurs contacts se sont intensifiés, dans un premier temps par e-mail. «Nous trouvant à des étages différents, nous avons commencé à nous écrire», raconte Marc. D’abord des messages professionnels, puis avec le temps, plus personnels. «Il faut dire que pendant un certain temps, nous n’avions de contact que par e-mail.» Cela a changé lors du carnaval de Liestal. «C’est là que nous nous sommes rapprochés», se souvient Marc. Au travail, leurs collègues n’ont pas été surpris au moment où leur relation s’est officialisée. Migros constitue un lien pour eux. «Je vais bientôt célébrer mes trente ans de maison, révèle Marc, et ce qui est bien, c’est que grâce à Migros, nous ne manquons jamais de thèmes de discussion.»

Benutzer-Kommentare

Articles liés

Florin et Doina Marian travaillent et vivent dans la Fiore di pietra, le célèbre bâtiment de Mario Botta érigé au sommet du Monte Generoso.

Un job au top

La photo gagnante de la semaine A gagner

Concours clin d’œil

Informationen zum Author

Le magasin Migros de l’aéroport de Zurich est à la fois international et très suisse: ici, les touristes perçoivent ce qui fait la singularité de notre pays.

Le monde entier y fait ses courses

Les fèves de cacao proviennent de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Venezuela ou de Jamaïque.

Dans l’antre d’une chocolaterie