26 juin 2017

Sarah Atcho, la vitesse dans la peau

A 22 ans, la Vaudoise Sarah Atcho a tout d’une grande. Espoir de l’athlétisme suisse, elle a pris part au relais 4 x 100 mètres aux JO de Rio l’année dernière. Cet été, la jeune sprinteuse vise une médaille aux championnats d’Europe des moins de 23 ans.

Sarah Atcho
Sarah Atcho est née pour courir.

Elle court, elle court, Sarah Atcho. A Rio, lors des derniers JO où elle a participé au relais 4 x 100 m, au stade de la Pontaise, à Lausanne, où elle s’entraîne lorsqu’elle n’est pas en camp à l’autre bout de la planète, passant des bancs de Relations internationales, où elle étudie à Genève, à la piste.

A 22 ans, la Vaudoise de Cugy a tout d’une grande. Sa taille d’abord, 1 m 80, loin d’être commune dans le milieu de l’athlétisme, et ses performances qui font d’elle l’un des espoirs suisses de l’athlétisme. Sa grâce de panthère et sa spontanéité donnent l’impression qu’elle est née pour courir.

Petit prodige de la vitesse, elle a été repérée à 12 ans lors de joutes sportives inter-collèges. «Je ne m’intéressais pas spécialement à l’athlétisme, mais ce jour-là, j’ai battu tout le monde, même les garçons.» Un prof l’encourage à persévérer, Sarah y pense, puis oublie. Avant de se lancer en 2009 au Lausanne Sport. Très vite, elle sort du lot et décide de poursuivre.

J’aime la course et la compétition, c’est mon côté mec, d’ailleurs je m’entends mieux avec les garçons qu’avec les filles.

Dans le futur, celle qui a fait du 200 mètres sa discipline reine espère travailler un jour au CIO, histoire d’apporter sa touche d’athlète dans l’organisation des Jeux. Pour l'heure, la jeune sprinteuse peaufine son style et vise un jour de descendre en dessous des 23 secondes sur 200 mètres. Sûr qu’elle ira loin.

Une journée avec Sarah Atcho

8 h 00: p’tit-déj’ de championne
«Préparer mon petit-déjeuner me prend quarante minutes. C’est le repas le plus important de la journée et il doit être très protéiné. Je mange toujours des œufs, du porridge ou un bircher, une tranche de cake avec des fruits ou un smoothie, un jus d’orange, du thé ou du café. Moi qui n’ai en général pas très faim au réveil, après ça je suis calée!»

10 h 00: à fond la révision
«Comme je suis absente plusieurs mois par année en raison de mon entraînement, mon cursus en Relations internationales à Genève s’étale sur cinq ans. Les examens ne sont pas loin et il faut que je révise à fond, surtout les branches où il y a des maths puisque j’ai eu la bonne idée de prendre «économie» en option...»

13 h 00: l’heure du massage
«Ma taille fait que j’ai beaucoup de problèmes de dos. La physio trois fois par semaine est un passage obligé. J’aime aussi prendre le temps de me faire masser, cela détend la musculature et prévient les blessures.»

15 h 00: sur la piste
«On s’entraîne tous les jours, l’hiver en salle et les beaux jours revenus en plein air. J’aime me retrouver sur le stade, car comme on se l’est fait remarquer en rigolant avec mes coéquipières, on y passe notre vie! L’hiver, on part deux mois et demi en Afrique du Sud où l’on s’entraîne six heures par jour. Le fait que je sois grande me permet d’être polyvalente: je cours aussi bien le 100 mètres, le 200 que le 400, mais ce que je préfère c’est le 200 mètres, même si j’ai pas mal progressé sur le 100 mètres.»

19 h 00: les potes, ça compte

«Je suis absente une bonne partie de l’année, mais j’essaie de maintenir le contact avec mes amis. Je sais que je peux compter sur eux pour garder les pieds sur terre. Ils me disent souvent en rigolant: «Tu pourras gagner toutes les médailles, mais pour nous tu seras toujours Sarah, la fille qu’on a connue à l’école.»

Ma médaille de bronze

«Cette médaille est celle de ma plus grosse victoire, lorsque nous avons décroché le bronze au relais 4 x 100 mètres des championnats d’Europe des moins de 23 ans en Estonie en 2015. Les choses avaient mal commencé, les meilleures étaient blessées, mais malgré tout nous avons décroché une médaille.»

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