12 avril 2018

Sarah Girard, une femme hors cadre

Sarah Girard est la nouvelle directrice des Journées photographiques de Bienne. Son ambition: «sortir la photographie de son cadre».

sarah girard
L'ouverture d’esprit caractérise Sarah Girard. (Photos:Matthieu Spohn)

Une pensée libre comme l'oiseau

Sarah Girard a des yeux couleur chocolat, qui vous dévisagent sans ciller. Elle cherche les mots justes pour parler de son parcours, de son nouveau job de directrice des Journées photographiques de Bienne. «Je continuerai de questionner les pratiques photographiques contemporaines, mais j’ai aussi envie de faire sortir la photographie de son cadre. Comment? «En créant des liens, en travaillant de manière interdisciplinaire. «Comme à Genève où elle a piloté le projet Rose Explose qui accompagnait la mise en circulation du tram Monochrome Rose de Pipilotti Rist. «L’idée était de générer une dynamique créative autour de cette œuvre pour qu’elle résonne et que les gens puissent se l’approprier.»

Difficile de mettre en boîte cette jeune quadra (elle a vu le jour en 1978), qui a découvert la photographie durant ses études aux Beaux-Arts à Genève et la médiation culturelle pendant qu’elle faisait un master à Londres. Ce qui la caractérise peut-être, c’est son ouverture d’esprit, sa propension au dialogue, sa lutte contre l’enfermement de la pensée.

À Bienne justement, ville à la frontière des langues, elle est aux anges, prête à jouer une fois de plus les passeuses de culture. Ça tombe bien puisque cette 22e édition des Journées photographiques est placée sous le signe du bonheur. De bon augure pour la suite…

Une journée avec Sarah Girard

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