20 avril 2018

Un inconditionnel des journées «slowUp»

Comme chaque année, Lorenz Joss participera à toutes les journées «slowUp» de Suisse. Car pour lui, rien de mieux que ces manifestations conviviales sans voitures pour découvrir le pays.

Lorenz Joss
Lorenz Joss profite des journées «slowUp» pour déguster des spécialités locales ou participer à de nombreux jeux (photo: Daniel Winkler).

L’agenda de Lorenz Joss, 65 ans, comporte dix-huit dates marquées rouge. Toutes sont des dimanches. Mais ce ne sont ni ses compères du jass, ni son épouse, ni même Dieu qui pourront détourner notre sexagénaire de ses projets dominicaux. Car ces jours-là se déroule une édition de «slowUp», la manifestation sans voitures.

«Il n’y a rien de plus plaisant que de découvrir les plus belles régions de Suisse sans être importuné par des véhicules ou des nuisances sonores», déclare l’enthousiaste retraité, qui a participé à l’une des premières journées «slowUp». C’était en 2003 à Morat (FR). Par la suite, il a régulièrement renouvelé l’expérience et, depuis qu’il a pris sa préretraite il y a quatre ans, il n’a pas manqué une seule journée de ces manifestations: «C’est devenu un vrai hobby.»

À vélo, le monde est plus beau

Cet ancien spécialiste des matières dangereuses a toujours beaucoup aimé et pratiqué le vélo. Lorsqu’il était encore employé à l’aéroport de Zurich, il pédalait quotidiennement de son domicile à Kloten à son lieu de travail – 5 kilomètres aller, 5 kilomètres retour – et prenait même sa pause de midi chez lui: «Le vélo est le meilleur des moyens de transport. C’est efficace, silencieux et idéal pour bien connaître sa région.»

Lorenz Joss apprécie tout particulièrement les journées «slowUp», car ces manifestations permettent de discuter les uns avec les autres, mais aussi de goûter des spécialités régionales. Ainsi, il a déjà l’eau à la bouche en pensant aux röstis avec un œuf et du lard qu’il pourra savourer à Schnottwil (SO) lors du «slowUp» de Soleure ou aux beignets de poisson servis à la cabane des pêcheurs Erich et Hanspeter à Männedorf (ZH) lors du «slowUp» du lac de Zurich.

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Ce cycliste passionné se réjouit également à l’idée de découvrir les nombreux stands avec jeux et autres attractions: il n’en manque pas un seul comme en témoigne dans sa cave une caisse débordant de mini-­paniers Migros, de lunettes de soleil et d’articles publicitaires. «Depuis que ma femme a décrété que nous n’avions plus de place à la maison, j’offre sur place la plupart des lots que je gagne», confie-t-il hilare.

La diversité a du bon

Lorenz Joss avoue avoir du mal à distinguer une journée «slowUp» parmi toutes. «Chacune est inoubliable», assure-t-il, accumulant même les superlatifs. Pour lui, Basel-Dreiland offre la plus grande diversité culinaire: «On y déguste des saucisses, des tartes flambées et, bien sûr, des leckerli.» La vallée de Joux est elle l’escapade la plus bucolique.

Entre les pâturages jurassiens et les forêts de résineux, c’est la détente assurée.

Lorenz Joss

Quant à Albula, c’est sans conteste la plus spectaculaire: «Le point de vue de la route du col est exceptionnel.» Toutefois, le dénivelé est tel que notre cycliste loue systématiquement un vélo électrique à Bergün.

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