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Les Ginks, remède aux maux de notre planète?

Leïla Rölli nous parle d'un nouveau phénomène dans sa chronique verte...

Pardonnez-moi cette comparaison peu flatteuse pour notre espèce, mais notre Terre a attrapé le virus de l’humanité. Que se passe-t-il généralement lorsqu’un organisme est infecté par un virus? Il a de la fièvre. Il peut tolérer quelques microbes évidemment, mais lorsque ceux-ci deviennent trop nombreux, trop belliqueux, le corps réagit et sa température augmente.

D’après l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), 2016 a détrôné 2015 avec des températures à la surface des océans et des terres de 0,94 ºC supérieures à la moyenne du XXe siècle, faisant de l’année passée la plus chaude depuis les premiers relevés de températures en 1880.

Selon les prévisions, nous serons 9 milliards en 2050, soit environ 2 milliards de plus qu’aujourd’hui, à nourrir, à vêtir, à instruire, à divertir et à abriter. Une perspective qui a fait naître un courant éco-responsable: les Ginks. Ginks? C’est l’abréviation de «Green inclined, no kids» (engagement vert, pas d’enfant), un mouvement écologiste et féministe, lancé aux Etats-Unis par Lisa Hymas, qui défend l’idée de renoncer à donner la vie pour le bien de l’environnement. Le concept peut paraître choquant, et pourtant il séduit de plus en plus de femmes, et d’hommes également, qui veulent ainsi réduire l’impact environnemental de l’humanité en enrayant son expansion.

Si les Ginks peuvent paraître extrêmes, elles ne se dressent pas totalement contre la maternité, (l’adoption étant une alternative encouragée par le mouvement), mais elles aimeraient que l’acte de donner la vie, soit une décision réfléchie, prise en considération des problématiques environnementales et sociétales actuelles, et pas une obligation ou un gage de réussite sociale.

En 2017, il est encore difficile pour une grande majorité de concevoir qu’une femme puisse être épanouie et accomplie sans donner la vie. Pourtant, «Ils vécurent heureux et n’eurent pas d’enfants» est l’épilogue de plus en plus de femmes et d’hommes amoureux de l’environnement qui ont choisi de ne pas être parents.

Texte: © Migros Magazine | Leïla Rölli

 

Publié dans l'édition MM 12
20 mars 2017

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