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En noir, à la scène comme à la ville

Architecte de formation, David Deppierraz aime la fiction et les Jeux du Castrum à Yverdon-les-Bains.

David Deppierraz se présente comme un créateur de mondes. «J’aime faire exister des univers, penser à quelque chose et le faire devenir réalité.» C’est vrai pour son premier métier, architecte. Mais sans l’abandonner tout à fait, ce Lausannois de 38 ans s’est rapidement plongé dans le monde de la fiction. A travers un livre, d’abord, sorte de renouveau du roman-photo. «Paru en 2006, mais le début du projet date de 2000.» Par un long métrage, aussi, sorti l’année dernière et intitulé Un Monde discret. Mais aussi à travers Dahlia Production, petite société fondée en 2007 avec l’actrice Laurence Iseli.

Les deux associés produisent avant tout des spectacles de théâtre, mais aussi de l’événementiel, comme Photos, l’événement organisé en 2008 et 2010 autour de la photographie de presse par Ringier Romandie.

Ces deux aspects se retrouvent dans leur mandat pour l’organisation des Jeux du Castrum, à Yverdon-les-Bains, appelés également depuis 2007 Festival des arts scéniques. «Cette manifestation date de 1979, initiée par le syndic de l’époque, qui voulait redonner une dimension sociale à l’espace urbain. Nous avons conservé cette dimension populaire et événementielle, en rajoutant de la création et des éléments contemporains», explique David Deppierraz.

Pour 2012, place à leur cinquième création, une parodie chantée et parlée des séries télévisées, Downtown centre ville, trois soirées-épisodes de 1 h 10. «Un projet assez ambitieux, avec de la musique originale et des images grand public revisitées avec humour.»

La manifestation se présente désormais comme un Festival de la cité en miniature. «Le public, varié, vient de toute la région. Et la gratuité encourage des institutions comme le Théâtre Beno Besson à proposer gracieusement un de leurs spectacles.»

David Deppierraz en quelques mots

Toutes les idées sont précieusement gardées

Des éléments de création

«Mes carnets de croquis. J’ai plein d’idées et je déteste l’idée de les perdre, alors j’y glisse des croquis, des photos, des bouts de texte, avant qu’ils ne m’échappent.»



Difficile d'échapper à l'appel de la pomme...

Des outils de travail indispensables

«Mon Iphone et mon Mac portable. Ça m’effraie lorsque j’y songe, mais une bonne partie de ma vie s’y niche.»




En toutes lettres!

Ma couleur préférée

«Je m’habille toujours en noir. Parce que c’est passe-partout, d’une sobriété que j’affectionne. Et puis ça me vieillit un peu…»




Une maquette aux lignes épurées

Des objets importants

«Mes maquettes, où l’on retrouve mon métier d’architecte. Celle-ci, par exemple, était une représentation simple de mon projet pour «Photo». Ils ont aimé, et l’ont utilisé aussi lors de l’édition.»


Toute une ambiance dans une case

Une passion

«La bande dessinée, surtout les romans graphiques comme ceux de Boulet ou les «Blankets» de Craig Thomson.»

 

Publié dans l'édition MM 33
13 août 2012

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Carte d’identité

David Deppierraz

Etat civil: célibataire en couple, avec une petite fille (Eva, 2 ans et demi).

Il aime: les Young Gods, la justice, l’honnêteté, la cuisine italienne et le vin rouge.

Il n’aime pas: le Mc Do, Facebook – même si je m’en sers – être pris de haut, les épinards.

Citation: «Qui a peur du changement aura la peur et le changement.» (Dürrenmatt)


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