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Voyager en camping-car, un véritable mode de vie

Thierry, Véronique et leurs quatre enfants, ou la famille des six en route, ont fait le tour du monde en camping-car.

Le projet d’un tour du monde est né d’un rêve commun avec ma femme, quand on s’est rencontré: on voulait quatre enfants et voyager. Contrairement aux autres gens, on a commencé par avoir des enfants, parce qu’on pensait que ce serait fabuleux de pouvoir vivre cette aventure en famille.

Quand la petite dernière a eu 6 ans, on s’est lancé! Il a d’abord fallu trouver le véhicule, un camping-car réaménagé pour que ça corresponde à une famille de six. Ensuite, on l’a fait décorer par un ami artiste, parce qu’on voulait que ça représente une tortue qui porte sur son dos une cabane en bois et sur sa tête le globe du monde.

Enfin, il a fallu vendre la maison, ce qui a pris plus de temps que prévu. Bref, après deux ans de préparation, on a finalement pu partir, en octobre 2008, dans un enthousiasme collectif.

«Arrivés en Afrique du Sud, on est parti à gauche, vers l’Inde»

On savait qu’on partait pour deux ou trois ans, mais on n’avait pas fixé la date du retour. Pour l’itinéraire, on a suivi nos goûts, d’abord la Turquie, puis direction l’Afrique. On a traversé ce continent depuis l’Egypte, le Soudan et on est descendu jusqu’en bas. Arrivés en Afrique du Sud, on s’est demandé si on tournait à gauche ou à droite. On est parti à gauche vers l’Inde, puis le Tibet, le Laos… On a terminé par l’Amérique latine.

On voulait voir comment les gens vivent sur la planète, découvrir d’autres modes de vie. C’était vertigineux de partir comme ça, dans le sens où il n’y avait rien de sûr ni pour le trajet ni pour le retour.

Ce qui nous a ramenés en Suisse? Il fallait que je reprenne le travail, laissé à mon associé, et le budget n’était pas sans fond. Il fallait aussi retrouver la famille, les amis, boucler la boucle pour en ouvrir une nouvelle. On est donc revenu en mai 2012.

La famille continue à vivre dans un camping-car

Mais si le tour du monde est fini, le voyage se poursuit. C’est devenu un mode de vie. Nous n’avons pas repris de logement, nous voulons continuer à vivre en nomades, dans notre camping-car, gage de relations familiales denses et vivantes. Pas question non plus de demeurer toute l’année en Suisse. Nous préférons rester mobiles avec un quotidien basé sur le minimum, préservé de la consommation excessive et ouvert aux rencontres. C’est cette liberté que l’on aime.»

A lire: «Miss Terre et les six doigts de la main», par Oscar Blouf avec sa famille Sixenroute. Ed. Le Vent Blanc, 2012.

 

Publié dans l'édition MM 31
29 juillet 2013

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