18 septembre 2017

Un saut à Split: le must absolu!

Split est en plein boom depuis une quinzaine d’années. La ville portuaire croate est la seule au monde à être issue d’un palais. Nous vous en montrons les plus belles facettes.

Split, la deuxième ville de Croatie, connaît un boom depuis des années – à juste titre!
Split, la deuxième ville de Croatie, connaît un boom depuis des années – à juste titre!
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Deuxième ville de Croatie avec quelque 180 000 habitants, Split doit son existence à Dioclétien, ou Caius Aurelius Valerius Diocletianus, né en 243 en Dalmatie, alors une province romaine. Vers la fin du IIIe siècle, cet empereur romain qui n’a jamais vu Rome s’est fait bâtir ici un immense palais (dix ans de travaux) pour y couler ses vieux jours, après son abdication. En résumé, l’attraction connue aujourd’hui sous le nom de Palais de Dioclétien a donné naissance à Split, car même après la chute de l’Empire romain, des gens ont cherché refuge derrière ses murailles de trois mètres d’épaisseur.

Ce complexe de l’Antiquité tardive mérite mille fois une visite bien que de nos jours, des centaines de croisiéristes se pressent parmi ses vertiges historiques. Et il est recommandé d’en découvrir les attraits avec l’aide d’un guide, afin de mieux comprendre la dimension et l’histoire de cet ancien palais. On y trouve aujourd’hui la Cathédrale de Split, qui revêt une importance majeure pour la Croatie catholique et domine le paysage urbain de Split.

Le Palais de Dioclétien a donné naissance à Split en Croatie.

Le Palais de Dioclétien se situe derrière Riva, la promenade du bord de mer garnie de palmiers et volontiers fréquentée également par les habitants – cette vaste avenue est interdite à la circulation motorisée depuis 1979. La promenade a été créée en 1803 par le maréchal français Marmont, après la conquête des lieux par Napoléon. Un aspect frappe ici comme dans Split d’une manière générale: la ville portuaire dégage une forte impression de propreté, de soin, et cela ne date pas de l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne, en 2013.

Plus encore: Split connaît une véritable floraison de magasins, de restaurants et d’hôtels. Deux exemples au printemps 2017: d’abord, l’Uje Deli, ouvert à la Zadarska 13, près du marché aux poissons, est une épicerie fine qui propose des fromages régionaux, des charcuteries, de l’huile d’olive et des vins croates. Ensuite le restaurant O'zlata, qui accueille ses clients au cœur du palais romain. Il faut aussi absolument visiter le marché aux fruits et légumes, appelé simplement le «Pazar», ouvert tous les jours de 7 à 14 heures.

Si on a envie d’une glace, on sera comblé à la Gelateria Pumparela (Poljana kraljice Jelene 2), qui offre les meilleures crèmes glacées de la ville! La transformation est saisissante: si, du temps de la Yougoslavie, Split était une ville de transit sans grand attrait, elle est connue aujourd’hui notamment comme lieu de tournage de «Game of Thrones».

Le restaurant Apetit, situé également dans la vieille ville, près d’un supermarché, est une véritable trouvaille. Il faut absolument y commander une bouteille du cépage Pošip, cultivé sur l’île de Korčula. Le vin dalmate convient admirablement aux plats de poisson. Et puisque nous en sommes aux conseils: j’ai séjourné à l’hôtel quatre étoiles Cornaro, dans un quartier tranquille de la périphérie de la vieille ville, à dix minutes de marche du restaurant Apetit. Son buffet du petit-déjeuner ne dépareillerait pas dans un cinq étoiles, et les chambres y sont aménagées avec goût. La vieille ville est inscrite au patrimoine culturel mondial de l’Unesco depuis 1979 grâce à son palais. Pour être exact, elle s’étendait sur le premier étage du palais et avait l’eau courante de source, laquelle arrive encore aujourd’hui à la vieille ville par un aqueduc.

La presqu'île de Marjan.

Une promenade dans la partie occidentale de Split permet de découvrir un autre visage de la ville: sur la presqu’île vallonnée de Marjan, la cité devient presque villageoise et les touristes s’y font plus rares. Le sommet local culmine à près de 200 m. Faire son ascension demande un certain effort, mais la vue en vaut largement la peine. Il s’y trouve également un ancien cimetière juif. En cours de route, on peut faire une halte bien méritée à la taverne Varos, dont la cuisine traditionnelle et pleine de fraîcheur comble toutes les attentes. Le local n’est pas tendance, mais il est très apprécié des gens du cru. À la différence de Dubrovnik, les prix restent tout à fait honnêtes à Split et parfois nettement inférieurs aux prix suisses. Bien que la Croatie soit membre de l’UE, on y paie en kunas. On obtient environ 6,5 kunas pour un franc suisse.

Savourer les soirées au port.

Il est plus indiqué de visiter Split (vols directs avec Edelweiss depuis Zurich) en mai ou en septembre: il y a alors moins de touristes, les températures sont plus agréables et les prix tendent à l’être aussi. Les mois de juillet et août constituent la haute saison car beaucoup de gens de la ville universitaire prennent les bacs de la compagnie Jadrolinija pour découvrir les îles de la région – notamment Hvar, l’Ibiza ou le St-Tropez de Croatie, très prisée des noctambules. Mais on peut aussi passer des vacances balnéaires à Split, par exemple à Bačvice, la plage de sable de la ville, ou simplement savourer les soirées au port et aux alentours. L’endroit était d’ailleurs déjà considéré comme privilégié du temps de l’Empire romain. Autant de bonnes raisons de prévoir au moins deux ou trois nuitées à Split.

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