6 avril 2018

L’argent, ce détonateur

L'éditorial de Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.

Steve Gaspoz
Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.
Temps de lecture 2 minutes

Veut-on organiser de grands événements internationaux en Suisse? Depuis qu’un comité s’est lancé dans la candidature de Sion pour les Jeux olympiques d’hiver de 2026, le pays semble ne plus vraiment savoir sur quel pied danser. Trop cher, trop grand, trop peu écologique... Les critiques fusent de toutes parts, surtout après l’annonce du Conseil fédéral de libérer un milliard pour la manifestation. De problème valaisano-valaisan, la tenue ou non des JO en Valais est maintenant fédéralisée.

En ce qui concerne son aspect financier du moins, puisque la population suisse devrait être appelée à se prononcer sur le milliard promis par la Confédération. Cette promesse a attisé les critiques en les nationalisant. Car en donnant l’impression de mettre par-ci par-là des milliards sur la table, le Conseil fédéral a réussi à faire tiquer même les plus placides des citoyens. La question du financement fédéral a pris le pas sur la manifestation en elle-même, c’est regrettable.

Car des Jeux olympiques en Valais mettraient la lumière sur la région et la Suisse entière. Il est indéniable que nous en bénéficierions tous d’une manière ou d’une autre, même très indirecte. Il est également acquis que la mise sur pied d’un tel raout demande quelques concessions et que des perturbations sont à prévoir dans notre quotidien. Mais de nouveau, ces aspects ne semblent pas les plus importants pour la majorité de la population.

Ce qui l’est plus, c’est l’impression que le manque d’argent dans le pays est à géométrie variable. Il fait défaut pour certains dossiers brûlants alors qu’il semble disponible pour d’autres projets. Simpliste? Peut-être, mais la crise de confiance, elle, est bien réelle et le risque de voir d’autres beaux projets compromis aussi.

➜ A lire aussi: Insignifiant, mais central

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