2 février 2018

Le retour à la nature

L'éditorial de Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.

Steve Gaspoz
Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.

Qu’est-ce que la nature peut nous apprendre? Énormément de choses évidemment! En théorie du moins, car dans la réalité, nous avons plutôt tendance à nous en éloigner. À part la météo et ses caprices, notre lien avec notre environnement est souvent des plus ténu. Alors de là à en tirer des enseignements...

Partant de là, il est intéressant de voir des chercheurs développer de nouvelles technologies en fonction de leurs observations de la nature. À l’EPFL, une trentaine de laboratoires participent à une plate-forme consacrée au biomimétisme, ou bio-inspiration. Il s’agit pour eux d’adapter des principes de la nature aux besoins des humains. La structure des feuilles de lotus a, par exemple, servi d’inspiration au développement d’emballages autonettoyants.

De tels développements ne manquent pas d’interpeller. La nature a toujours été une magnifique inspiration pour les développements les plus divers, mais ce qui est le plus épatant, pour moi en tout cas, c’est que grâce aux avancées technologiques incroyables des dernières décennies, la nature constitue plus que jamais une réserve inépuisable d’excellentes idées. Certains diront: «Évidemment, car la nature est la chose la plus aboutie qui puisse être».

Certes, mais encore faut-il disposer des instruments et des connaissances pour comprendre ce que l’on observe. Et parvenir ensuite à le reproduire d’une façon ou d’une autre. D’une manière plus générale, ce type de recherches nous permet d’appréhender l’exploitation de l’environnement sous un tout autre jour que ce que nous entendons généralement. La recherche appliquée comme une forme du développement durable.

Benutzer-Kommentare

Plus sur ce thème

Dimitros Terzis

Articles liés

Dimitros Terzis

Quand la science s'inspire des meilleures idées de la nature

Sandrine Viglino

#Haglagla #pirefroid #jeneparlepasdemétéo

Alain Ehrenberg

«Les neurosciences voient dans le cerveau l’homme tout entier»

Alcoolique, John Callahan (Joaquin Phoenix, à gauche) peut compter sur le soutien (presque) sans failles de son sponsor Donnie (Jonah Hill). (Photo Filmcoopi Zurich)

Et si on se faisait une toile ce week-end?