13 juillet 2018

Libre de vivre et laisser vivre

L'éditorial de Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.

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Steve Gaspoz, directeur de la rédaction.
Temps de lecture 2 minutes

Pourquoi le terme libéral est-il fréquemment assimilé à des images peu positives? Parce qu’il fait le plus souvent référence à l’économie, seule et froide, indique dans notre entretien la jeune politicienne genevoise Louise Morand. Ce qui ne l’empêche pourtant pas de se qualifier elle-même de «libérale intégrale». Car pour elle, être libéral, ce n’est pas une question économique, mais un art de vivre et de laisser vivre.

Soit de laisser à chacun le droit de décider pour lui sans empiéter sur ses choix. La fraîcheur ou la candeur de la jeunesse diront certains. Pourtant, au-delà de la simple politique, ne devrait-ce pas être un idéal cher à tout un chacun? Nous sommes à une époque de surrégulation et de surprotection dans tous les domaines. On parle de société individualiste, mais en même temps, on force le collectivisme.

On hurle au loup, à la montée des populismes, mais on ne permet plus la «dissidence» intellectuelle

Steve Gaspoz

La même chose doit être valable pour chacun. Et qu’importe si une minorité doit imposer sa vision à tous. On hurle au loup, à la montée des populismes, mais on ne permet plus la «dissidence» intellectuelle. Pourtant, n’est-ce pas dans la confrontation d’idées que l’on construit les pensées? À force de tout lisser, n’en vient-on pas à oublier le sens même de ce que vivre signifie? Fraîcheur, candeur, naïveté, peut-être, mais comme ça fait parfois du bien.

➜ A lire aussi: De l’eau, rien que de l’eau

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