28 juin 2017

Sur les traces du renard

Un après-midi pour tester les aventures Foxtrail à Lausanne.

Une chasse au trésor en ville? Pourquoi pas. L’idée paraît bonne à première vue, surtout pour faire bouger deux ados un dimanche après-midi. Foxtrail, une agence lucernoise, propose justement des aventures avec énigmes dans une dizaine de villes suisses, principalement alémaniques. Dont un parcours à vélo en ville de Berne. On choisit Lausanne, parcours alti, histoire de se mettre au frais sur les hauteurs boisées de la capitale.


La traque au renard commence sitôt les billets achetés – oui, c’est payant – et en route pour le premier poste (une vingtaine en tout). En métro, en bus et surtout à pied, on arpente la forêt de Sauvabelin et une partie de la vieille ville. Et c’est le point fort de cette balade: le smartphone se mue en détecteur ou en clé d’accès à certains indices et on découvre vraiment la ville sous un nouvel angle, en dénichant des coins jamais vus même en étant natif des lieux. La forêt à portée de passerelle de la Sallaz, les escaliers du crime, avec les graffitis et la lame ensanglantée – le top pour les ados ! – l’arrière-ruelle du marché…


Côté points noirs, quelques erreurs de traduction (mais que signifie «traversez le passage pour piétons jaune en parallèle du flux de puissance de votre bus» ?) et certains postes qui ne fonctionnent pas bien: le pic a répondu avec beaucoup de retard et le curé n’est jamais venu – peut-être parce que l’église en question était protestante ? Heureusement que la helpline a toujours répondu instantanément.


Dommage aussi que, le dimanche, certains postes soient fermés – il faudra repasser pour le «concert» de blues – et que, après trois heures trente de poursuite du goupil, on se retrouve comme des guignols assoifés à se faire tirer le portrait! L’aventure s’arrête brutalement: on ouvre un large bec, mais rien ne tombe dedans, ni cornet glacé ni soda, aucune prime pour les chasseurs. Pour 63 francs (un adulte et deux enfants), ça fait un peu cher pour une sortie en ville… sans trésor au bout. Le renard est malin, comme disait la fable. Encore une fois, c’est lui qui nous a bien eus.

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