20 juillet 2017

Une enceinte nomade mais musicale

Après les casques audio et les modèles les plus légers, B&O Play renouvelle son haut de gamme portable avec la Beolit 17. Sans fausse note.

la Beolit 17
La Beolit 17 (Photo: DR)

Il y a, depuis 1925 à Quistrup (Danemark), Bang&Olufsen. Célèbre notamment pour sa gamme d’appareils designés par de grands noms, ses excellentes enceintes audiophiles actives ou encore sa domotique audio-évolutive. Mais à côté de ce haut de gamme réservé aux amateurs prêts ou capables de casser plusieurs tirelires, il existe désormais une sous-marque baptisée B&O Play. Avec ses prix forcément bien plus accessibles, cette division «jeune» de la sélecte enseigne nordique se consacre à l’audio nomade tout en conservant une philosophie d’excellence dans le design comme dans la fiche technique.

La Beolit, c’est la plus grande des enceintes nomades de chez B&O Play. Succédant à la Beolit 12 (2012), puis à la numéro 15 il y a deux ans, voici la Beolit 17. Le look, rappelant une petite glacière pour certains, ne change guère. Et ce serait dommage puisqu’il est l’œuvre de la designer danoise Cecilie Manz, qui a voulu rendre un hommage moderne aux radios transistors de la marque des années 1960. Avec sa ligne sobre et puissante, le châssis reste en polymère recouvert d’une large grille en aluminium. Les boutons se trouvent sur le plateau supérieur, annoncé antidérapant et anti-­rayures afin de pouvoir accueillir un smartphone. Même avec son volume important (près de 23 sur 19 cm) et son poids coquet (2,3 kg), le transport reste possible grâce à une poignée en cuir véritable. L’autonomie annoncée, vingt-quatre heures, permet de se passer de prise très longtemps.

Effet bluffant

Un nouveau bouton, baptisé «One Touch», fait son apparition. Grâce à l’application Beoplay (qui fonctionne pour toutes les enceintes et casques audio de la marque) pour smartphones et tablettes, il s’avère assignable à quatre fonctions au choix: la programmation d’une alarme, avec deux sonneries natives ou la dernière chanson écoutée, l’écoute du dernier morceau Spotify, le type d’égalisation choisie et encore un mode télécommande (mettant sur pause, play et chanson suivante).

A peine sortie de son carton, l’appareil se connecte très facilement à n’importe quel smartphone ou tablette équipé de Bluetooth. A l’heure où, pour éviter la compression inhérente aux ondes radio de cette technologie sans fil, certains concurrents proposent également un pairage par wifi, on était curieux d’entendre ce que la dernière-née des Beolit avait dans le ventre. B&O ne change pas non plus le principe d’un son multidirectionnel grâce à un woofer, deux radiateurs passifs pour les graves, et trois tweeters disposés tout autour de l’enceinte. En la posant sur une table, puis en tournant autour à l’écoute de son morceau préféré, l’effet est assez bluffant. Baptisée «True360», cette technologie a été introduite par la marque en 2014 avec des capacités omnidirectionnelles émanant pourtant de la seule face avant d’une enceinte plate, la A2.

Musique électronique, rock, morceau acoustique ou classique: la Beolit émet à chaque fois un son riche et puissant, avec une impressionnante profondeur au vu de ses dimensions tout de même réduites. De quoi ne pas avoir rapidement envie de ressortir sa vieille chaîne hi-fi, et rien que pour cela le prix demandé ne paraît pas si excessif que cela.

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