7 septembre 2017

Le dernier cri de l’intelligence artificielle

La domotique, annoncée depuis des années, arrive enfin sur le marché. Ses premiers produits, les appareils à commande vocale, s’apprêtent à révolutionner les logements de la planète.

google home
Pour l'instant, Google Home ne parvient pas encore à inscrire dans votre agenda électronique la date de la prochaine réunion qui vient de tomber. (Photo: Google/DR)

Tout le monde en parle. Et en Suisse romande, on ne peut pour l’heure même faire que cela puisqu’ils tardent à arriver. Eux, ce sont les assistants vocaux, ces drôles de hauts parleurs – en forme de cylindre pour écouter et diffuser à 360 degrés – qui permettent d’écouter de la musique, mais répondent aussi à un certain nombre d’interactions grâce à leurs micros et leur logiciel d’assistance vocale.

Ils se nomment, dans l’ordre de leur arrivée sur le marché mondial, Amazon Echo, Google Home ou bientôt Apple HomePod qui arrivera en fin d’année. Ces enceintes intelligentes, premiers jalons convaincants de cette fameuse domotique annoncée depuis des années, multiplient les interactions avec des fabricants et des services locaux.

Connectés en permanence, et donc à l’écoute, ces hauts parleurs ambitionnent donc de prendre le relais de Siri sur les smartphones à la pomme ou de Google Now chez Android, en se tenant toujours prêts à donner la météo du jour, l’âge de Kim Kardashian ou tout autre renseignement indispensable du moment. Evidemment, ils sont tout à fait capables de lancer un service de musique en streaming de type Spotify, Deezer ou Apple Music, voire d’allumer Netfix sur la télévision. Mais très bientôt, ces appareils pourront en faire bien davantage: commander à distance l’extinction des lumières, le passage d’un robot aspirateur, et certainement l’abaissement des stores et autres appareils connectés.

En perpétuel apprentissage

On s’en doute, Amazon Echo va très bien fonctionner avec le géant du commerce en ligne (qui se lance aussi dans l’alimentaire aux USA), et grâce à un tout récent accord avec Microsoft, l’enceinte connectée pourra par exemple lire les courriels Outlook. De son côté, Google vient de s’allier, toujours aux USA, avec le géant mondial de la distribution Wall-Mart. Lui dicter ses courses avant de se les faire livrer sera ainsi un jeu d’enfant.

De plus, qui dit intelligence artificielle, dit appareil capable d’apprendre. Ainsi, si pour l’instant Google Home peut vous donner le programme de votre journée ou la liste des rendez-­vous de la semaine prochaine, il ne parvient pas à inscrire dans votre agenda électronique la date de la prochaine réunion qui vient de tomber. Un peu frustrant, puisque c’est possible avec un smartphone récent. Mais les développeurs assurent que l’enceinte ne cesse de s’améliorer, tirant parti des données recueillies par les utilisateurs. Ce qui pose évidemment un problème de protection des données. Google assure que celles-ci ne seront collectées qu’après que le sésame «OK Google» a été prononcé. Autre question soulevée par ces assistants vocaux: il n’est pas toujours possible, voire pas très simple, d’y configurer un compte pour chaque membre de la famille. A chacun aussi de se faire une opinion entre réelle utilité et gadget qui finira rapidement par prendre la poussière. Ou n’être utilisé que comme une enceinte classique, ce qui n’est déjà pas si mal.

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