22 février 2018

«The Good Place», ou le paradis en mode délire

Décalée à souhait, la série mise en lumière cette semaine propose une interprétation sous acide de la vie après la mort. À consommer sur Netflix sans modération.

The Good Place
Après sa mort, Eleanor Shellstrop se retrouve par erreur au paradis. Ou plutôt dans une version délirante de ce dernier. (DR Netflix)

Eleanor Shellstrop (Kirsten Bell) n’est plus de ce monde. Percutée par un camion devant le parking d’un supermarché, elle se retrouve dans l’antichambre du paradis… ou du moins de quelque chose d’approchant. The Good Place (littéralement, le bon endroit) n’accueille que les personnes ayant mené une vie exemplaire, lui explique Michael (Ted Danson, délicieusement excentrique), l’architecte des lieux. Avec sa carrière d’avocate militant pour les droits de l’homme, Eleanor a bien mérité sa place au soleil! Elle n’a plus qu’à profiter, pour l’éternité, de ce village idyllique où l’on déguste des yogourts glacés à longueur de journée et où chaque habitant est amené à rencontrer son âme sœur.

Sauf que… Eleanor se rend bien vite compte qu’il y a erreur sur la personne. Non seulement elle n’a jamais exercé la profession d’avocate, mais en plus elle était loin d’être une sainte. Dotée d’un sens moral douteux, elle ne crachait pas sur la bouteille et n’hésitait guère à trahir la confiance de ses amis. Et quand tout se déglingue au paradis, elle en vient à se demander si sa présence ici n’est pas en cause… Peut-être qu’avec l’aide de Chidi (William Jackson Harper), son «âme sœur» et professeur d’éthique de son vivant, parviendra-t-elle à redresser le tir?

Délirante, légère et décalée, The Good Place (signée Mike Schur) se prête à merveille à un week-end de binge watching sur Netflix. Ses deux saisons de treize courts épisodes chacune se consomment sans modération et l’on saute allégrement de rebondissement en rebondissement, saluant la folle ingéniosité des scénaristes qui proposent leur interprétation sous acide de l’enfer et du paradis (sans oublier l’entre-deux, où la seule habitante doit se contenter d’une existence médiocre…). Sans révolutionner le prolifique monde des séries, The Good Place a donc le mérite non négligeable de nous amuser. Et on attend impatiemment la troisième saison, prévue pour l’automne prochain!

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