11 septembre 2017

Un regard sur le pays de Galles

Le PodClub de l’Ecole-club Migros offre des podcasts gratuits permettant d’apprendre des langues. Gareth Hughes, du pays de Galles, en est l’un des intervenants réguliers.

Gareth Hughes vit sur l'île d'Anglesey. En arrière-plan, le célèbre pont surpendu de Menai. (photo: Pete Carr)
Gareth Hughes vit sur l'île d'Anglesey. En arrière-plan, le célèbre pont surpendu de Menai. (photo: Pete Carr)
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Lorsqu’il regarde par la fenêtre de son bureau, sur l’île d’Anglesey, le regard de Gareth Hughes court le long du détroit du Menai puis s’élève vers les sommets anguleux, incisifs, de Snowdonia, en Galles du Nord. C’est devant ce panorama impressionnant que Hughes enregistre ses podcasts pour l’ Ecole-club Migros . Ce Gallois de 69 ans a entamé sa série en janvier 2008 et vient juste de diffuser son 200e podcast.

Il vit à Menai Bridge, sur l’Anglesey, depuis neuf ans et ses publications parlent de la vie dans le pays de Galles et en Grande-Bretagne. «Mon podcast est une sorte de journal intime», explique Gareth Hughes. «J’y raconte des anecdotes du quotidien dans une langue simple, accessible à des gens qui n’apprennent l’anglais que depuis deux ou trois ans. Les plus avancés peuvent aussi suivre mon News Digest, où j’aborde des sujets d’actualité politique ou des tendances sociales.»

Vingt-trois ans en Suisse

Mais son regard a quelque chose de spécial, car Gareth Hughes observe sa patrie avec des yeux suisses. En effet, avant de s’installer au pays de Galles, en août 2008, ce professeur d’anglais vivait à Urdorf, dans le canton de Zurich, avec sa famille. «J’ai quitté Londres pour la Suisse en 1985 pour y diriger des projets au sein de l’Ecole-club. Nous pensions rester cinq ans… et nous y avons passé vingt-trois ans», sourit-il. Une fois leurs trois enfants sortis du nid, sa femme et lui décidèrent de rejoindre le pays de Galles. Pour lui, il s’agissait d’un retour aux sources, car s’il est né et a grandi à Londres, ses parents étaient gallois. Aujourd’hui, il explore pour la première fois la culture de sa patrie d’origine. Le gallois, l’une des anciennes langues celtiques, en constitue un élément essentiel. «Ma mère parlait le welsh, mais je ne l’ai hélas jamais appris, alors je me rattrape aujourd’hui», explique Gareth Hughes. «Pour un professeur de langue, découvrir les difficultés de l’apprentissage d’une langue inconnue est un défi vraiment captivant.»

En plus des amis qu’il s’est faits en Suisse, les chauds mois d’été du continent lui manquent. «En Suisse, nous pouvions passer de longues soirées d’été en plein air. Ici, il fait plus vite froid», dit Gareth Hughes. Mais un regard sur le détroit de Menai suffit à lui rendre tout son allant.

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