13 août 2017

Jeanne-Marie, femme taxi

Chauffeur de taxi depuis près de trente ans, la Lausannoise est l’une des rares femmes à exercer ce métier.

Jeann-Marie: «J’aime la sensation de liberté que me procure mon métier, je suis totalement indépendante.»
Jeann-Marie: «J’aime la sensation de liberté que me procure mon métier, je suis totalement indépendante.»

Chauffeur de taxi, Jeanne-Marie en rêvait depuis enfant. Arrivée en Suisse du Cameroun en 1981, elle assouvit sa passion du volant depuis 1989. «J’aime la sensation de liberté que me procure mon métier, je suis totalement indépendante. C’est précieux.» Ce qu’elle aime par-dessus tout? Le contact avec la clientèle. «Je laisse toujours le passager entamer la conversation. Mais après je ne m’arrête plus, je parle beaucoup, explique-t-elle en riant. Mon taxi, c’est un peu le divan d’un psy, les gens se confient énormément.»

Jeanne-Marie aime son travail, malgré les difficultés inhérentes à cette profession. Elle arpente en effet les routes de la région, du lundi au samedi, onze heures par jour. «C’est ce qu’il faut pour réussir à tourner», avoue-t-elle.

Sur les 150 chauffeurs de taxi indépendants à Lausanne et environs, il n’y a que cinq femmes. «A mes débuts, on était beaucoup plus nombreuses. Et puis elles sont parties à la retraite et il n’y a pas eu de relève. On travaille énormément, sans avoir le salaire qui va avec, et Lausanne a une image de ville dangereuse.Peut-être que ça y est pour quelque chose.» D’ailleurs, s’est-elle déjà sentie en danger? «Pas une seule fois. Homme, femme, il n’y a aucune différence au quotidien. Ni l’un ni l’autre ne sommes à l’abri d’une agression.»

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