11 septembre 2017

Une guêpe nommée Migrosi

Seraina Klopfstein a découvert en Australie une espèce de guêpe jusqu’ici inconnue. La biologiste a donné à l’insecte le nom de Migros – en hommage à son engagement pour la biodiversité.

Dimophora migrosi: Seraina Klopfstein a découvert le monde des guêpes dans des collections de musées.
Dimophora migrosi: Seraina Klopfstein a découvert le monde des guêpes dans des collections de musées.
Temps de lecture 2 minutes

Les guêpes sont généralement peu appréciées. D’autant plus lorsqu’elles s’invitent à nos soupers de fin d’été en plein air. Et pourtant: «Les guêpes jouent un rôle essentiel dans la régulation d’un écosystème, car elles chassent les nuisibles», explique Seraina Klopfstein, chercheuse au Musée d’histoire naturelle de Berne. La biologiste a effectué son post-doctorat en Australie, où, lors de ses recherches, elle a découvert une nouvelle espèce de guêpe.

De ce fait, elle a eu le privilège de baptiser ce spécimen inédit: elle a choisi l’appellation Dimophora migrosi pour désigner l’insecte orange, long d’à peine un centimètre.

Comme elle nous le confirme en riant, Seraina Klopfstein a voulu lui donner le nom de Migros. «Bien sûr, j’avais un peu le mal du pays pendant ce séjour en Australie et la robe orange de cet insecte était parfaitement adaptée. Mais j’ai surtout pensé à l’engagement marqué de l’enseigne en faveur de la nature et de la biodiversité lorsque j’ai fait mon choix.»

De nombreuses espèces encore inconnues

Mettre au jour une nouvelle espèce animale en Australie n’a cependant rien d’exceptionnel. «Dans ce pays, contrairement à l’Europe, seuls 10% environ des espèces d’insectes font l’objet de recherches et de descriptions scientifiques, assure notre spécialiste. Il est donc difficile d’identifier les espèces invasives importées qui sont susceptibles d’endommager l’écosystème.» C’est la raison pour laquelle les recherches dans le domaine de la biodiversité revêtent une importance particulière. Or, les musées et universités renferment de vastes collections d’animaux qui n’ont pas encore été examinées.

C’est dans une telle collection que Seraina Klopfstein a justement découvert la guêpe Migros avant de la décrire de façon scientifique. «Dimophora migrosi est une espèce parasitoïde, elle se place donc entre le prédateur et le parasite sur le plan écologique. Elle dépose ses œufs dans des larves de mites. Les larves de guêpes mangent ensuite l’animal-hôte et éclosent après leur nymphose.»

Les insectes qui se reproduisent ainsi sont notamment utilisés comme répulsifs naturels. Mais notre chercheuse ne saurait encore dire si la guêpe Migros est égale­ment adaptée à ce type d’emploi. «Il faut pour cela mieux étudier le spécimen. Mes recherches visent avant tout à recenser les différentes espèces pour témoigner de la biodiversité.»

Informations sur l’engagement de Migros en faveur de la biodiversité: generation-m.ch

Benutzer-Kommentare

Articles liés

La photo gagnante de la semaine A gagner

Concours clin d’œil

Informationen zum Author

Les projets d’entraide permettent de vaincre l’isolement: les jardins familiaux de l’EPER, la ligne téléphonique de Pro Juventute, le conseil en désendettement de Caritas, les fêtes de Noël du Secours d’hiver et le service de visite de Pro Senectute.

Afin que personne ne reste seul

Simonetta Sommaruga est la première conseillère fédérale à avoir participé à une Assemblée des 
délégués, ici avec Herbert Bolliger, président de la 
direction générale Migros.

Migros au féminin

Informationen zum Author

Grâce à Migros, les ménages les plus modestes ont pu, dès 1947, s’offrir des fleurs sans se ruiner.

Des fleurs pour tous