27 juillet 2017

Voyager en voiture électrique

Partir en vacances en voiture électrique, c’est rouler un peu moins vite, en ayant conscience de faire quelque chose pour l’environnement. Même si, avec ce mode de transport, il faut compter avec de nombreuses «contraintes». Voici quelques conseils pour partir du bon pied dans cette jolie aventure qui s’inscrit dans la durabilité.

Voiture électrique
Avec la voiture électrique, il faut compter avec de nombreuses «contraintes». (Photo: Fotolia)

Préparer son véhicule

Comme avec une voiture conventionnelle, si vous partez loin, un check-up complet du véhicule s’impose. Outre l’état de santé de la batterie, on s’appliquera à vérifier la pression des pneus, le bon fonctionnement des instruments et des feux, mais également celui des différents câbles de charge et des éventuels adaptateurs. Prenez avec vous un câble compatible avec les prises domestiques afin de multiplier les possibilités de ravitaillement, en prenant soin d’emporter un système adapté aux pays visités. Il existe également des fiches spéciales qui permettent, sur autorisation, de charger aux bornes destinées aux camping-cars et aux bateaux. Renseignez-vous auprès de votre concessionnaire!

Si vous voyagez en plug-in hybride, le moteur thermique devra lui aussi passer à l’inspection, notamment pour les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement.

Gérer l’autonomie

Lorsqu’on parle d’autonomie, difficile de faire des généralités tant l’offre s’est élargie ces dernières années. Alors que certains véhicules ne passent pas la barre des 100 km par charge, d’autres parcourent facilement des distances trois à quatre fois supérieures. Avant d’acheter ou de louer une voiture électrique, il faudra minutieusement étudier les offres en fonction de vos besoins en autonomie, mais également du réseau de bornes compatibles. Les petites guerres entre constructeurs empêchent une homogénéisation du système de recharge et les installations diffèrent d’une région à l’autre. En règle générale, il y a toujours une solution.

On gardera en tête que «qui veut aller loin ménage sa monture». Plus le chargement est important, plus la dépense d’énergie est élevée. Il est donc conseillé de n’emporter que le strict minimum, car chaque kilo compte. Prenez le temps, adoptez une conduite douce en évitant les grosses accélérations et, si le cœur vous en dit, délaissez les autoroutes pour les routes de campagne.

Economisez sur la climatisation en vous parquant à l’ombre ou dans un parking couvert et évitez les coffres de toit qui cassent l’aérodynamisme du véhicule et grignotent aussi sur la batterie. D’autres paramètres énergivores entrent en compte, telles la topographie ou la force du vent contraire. Rouler en plaine avec la bise en poupe sera nettement plus rentable que de grimper un col face au foehn, il faudra y être attentif en préparant son itinéraire. La tempé­rature influe aussi sur l’autonomie: le froid fait fondre les kilomètres.

Repérer les bornes

Il conviendra d’étudier le tracé à l’aide d’un site ou d’une application recensant les points de ravitaillement et de sélectionner ceux qui ont un voisinage intéressant. Le temps de chargement varie en fonction des appareils. Si le véhicule est compatible, une charge complète prendra une trentaine de minutes sur un «superchargeur», mais il faudra compter entre trois et cinq heures sur une borne publique et jusqu’à douze heures sur une prise domestique.

Ces pauses chargement sont tout autant de merveilleuses occasions de découvrir de nouveaux lieux et de se laisser vivre. Vous avez prévu de passer par le col du Grand-Saint-Bernard? Anticipez! Arrêtez-vous d’abord à Martigny, branchez-vous à la borne qui se situe à proximité du Barryland – Musée et Chiens du Saint-Bernard, pique-niquez dans le jardin des sculptures de la Fondation Pierre Gianadda, flânez au château de la Bâtiaz ou visitez le Musée des sciences de la terre. Puis reprenez la route et, éventuellement, redonnez un petit coup de boost à l’une des bornes situées à la sortie du tunnel en profitant du panorama. Si toutes les places sont prises, vous ne vous retrouverez pas coincés là-haut pendant des heures.

Et rappelez-vous, toute occasion de charger est bonne à prendre. Avec les blocs au lithium, il n’est pas nécessaire d’attendre que la batterie soit vide pour recharger le véhicule, la longévité de la batterie n’en sera pas affectée, bien au contraire.

Combinez les modes de transport

Faire le choix d’une voiture électrique, c’est aussi ne pas rouler. Embrassez l’idée de laisser votre voiture se recharger dans une gare ou un parking et de prendre le train, le bus ou le téléphérique pour parcourir les derniers kilomètres de votre expédition. Ou embarquez carrément votre voiture sur les rails pour une expérience unique! En Suisse, passez par le Simplon, le Lötschberg, la Furka ou la Vereina. En France, l’été uniquement, douze villes comme Paris, Lyon, Biarritz, Toulouse ou encore Avignon et Fréjus sont reliées entre elles par l’auto-train. Attention, si vous prévoyez de prendre le ferry, renseignez-vous d’abord auprès du transporteur, certaines compagnies refusent de transporter des véhicules électriques.

De l’ombre!

Parquer sa voiture dans un endroit ombragé permet non seulement d’économiser sur la climatisation (une fonction qui peut griller près d’un tiers de l’autonomie), mais également de préserver les batteries très peu friandes de grosses chaleurs. En période de canicule, roulez calmement et préférez les charges nocturnes. Lorsque le thermomètre grimpe au-delà des 35 °C, attendez une vingtaine de minutes avant de brancher le véhicule si vous venez de rouler, et observez un temps de pause similaire entre la fin de la charge et le départ. Pour éviter tout problème de surchauffe, le câble devra lui aussi être protégé du soleil. Le plus pratique, si on en a la possibilité, reste de se ravitailler de nuit.

Le mental de l’équipage

Vous l’aurez compris, le voyage en voiture électrique est une véritable aventure qui, selon le soin apporté à la préparation, peut tantôt s’avérer être une expérience enrichissante, tantôt virer en périple cauche­mardesque. Si vous êtes convaincu, les personnes qui vous accompagnent ne le sont peut-être pas, surtout les enfants qui pourraient trouver le temps long. Prenez la peine de les impliquer dans le choix des étapes et expliquez les avantages et inconvénients de ce type de transport, notam­ment en matière d’écologie. Le plus important restera d’intégrer que, comme le disait Margaret Lee Runbeck: «Le bonheur n’est pas une desti­nation, mais une façon de voyager.»

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